mardi 6 décembre 2022

IHS - Cérémonies de Châteaubriant

samedi 29 octobre 2022

Si c’était une belle journée d’automne le 22 octobre 1941, jour où 48 personnes furent fusillées par les nazis, 81 ans après, sur le terrain où 27 d’entre elles le furent, c’est la tempête. Nous sommes le 23 octobre 2022 ; la célébration de ce triste 81e anniversaire arrache le drapeau tricolore avec la tempête qui souffle.

Plus de 1500 personnes, syndicalistes, partisans communistes, castelbriantais, officiels et anonymes, parfois tout à la fois, se sont réunies pour rendre hommage à ces martyrs.

Après le dépôt d’une gerbe au rond-point Fernand GRENIER, Nicolas BONNEFOIX, représentant l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, rend un hommage chaleureux emprunt de l’histoire de ce Résistant, qui donna son nom à ce lieu. Il est « pris dans la rafle du 5 octobre. Il est interné successivement à Aincourt, Fontevrault, Clairvaux puis finalement ici, Châteaubriant ». À la Libération il présidera l’association.

Le défilé, fanfare, portes-drapeaux, porteurs de gerbes et population se dirige alors vers la Carrière de Fusillés, lieu du martyr des 27 otages.

Carine PICARD-NILÈS, Présidente de l’Amicale, mais aussi petite fille de La fiancée de Guy MÔQUET, avec une émotion palpable indiquera que « c’est pour nous, passeurs de mémoire, un combat du quotidien que de faire vivre la mémoire de ces héros immortels, malgré eux. Oui, ils sont immortels. Guy MÔQUET aura toujours 17 ans quand ma grand-mère aura 100 ans dans 2 mois. »

Puis, le syndicaliste Philippe MARTINEZ, Secrétaire général de la CGT, décrira ces hommes, que « tous étaient différents, chacun avait sa singularité, ils n’étaient pas tous de la même nationalité et pourtant une même force les portait. Cette force qui restitue à l’être humain toute sa grandeur. Ce qui unissait ces hommes, c’était l’idéal d’une société plus juste, plus humaine, une aspiration à vivre en homme libre, débarrassé de toutes les oppressions et les discriminations mais aussi un amour pour une France, celle des lumières, de la tolérance et du vivre ensemble. C’est à cet esprit de résistance que ces 27 ont donné corps, car tous étaient des résistants de la première heure. »

Et puis dans un hommage théâtrale avec la pièce émouvante Les 50 par le « Théâtre d’ici ou d’ailleurs » la cérémonie s’est close sous un ciel orageux. Il s’est mis à pleurer des larmes de pluie, comme si la colère contre l’injustice ne relâchait pas et prenait le pas sur la tristesse pour continuer le combat.

Album photos (© Patrice Morel / IHS CGT44) :


Allocutions et interventions :


Ressources :

[1Site du Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure















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