vendredi 14 août 2020

Le confinement n’a pas été vécu de la même façon par tous-tes

mardi 23 juin 2020

Une note de l’INSEE [1] donne quelques indications sur les conditions de vie pendant le confinement. Les enseignements principaux ? Les ménages les plus modestes, et davantage encore les femmes, ont été les premiers impactés par le confinement.

Les personnes au niveau de vie plus faibles sont les premières impactées

Le tableau que nous reproduisons ci-dessous est parlant : plus le niveau de vie augmente, moins la chance d’être en activité partielle (et donc de subir dans la majorité une perte de revenus) est élevée. Les plus modestes ont été aussi les plus exposées au virus ; 97% des personnes qui sont sorties plus de deux fois par jour de leur logement l’ont fait pour se rendre au travail.

Une baisse de revenus pour 30% de ménages modestes

En ce qui concerne les revenus, là encore, les plus modestes sont les premiers touchés. 30% des plus modestes estiment que leur situation financière s’est dégradée contre 11% pour les plus aisés. La crise a bien renforcé les inégalités. Cette dynamique est accentuée par le télétravail (les personnes ayant pu télétravailler à temps plein n’ayant pas perdu de revenus). Ainsi, parmi les 20% les plus modestes, 2 personnes sur 10 ont télétravaillé contre 5 personnes sur 10 pour les 20% les plus aisés.

Les femmes particulièrement touchées

Les inégalités concernant le travail domestique se sont intensifiées pendant la période du confinement. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne la prise en charge des enfants. 83% des femmes y ont consacré plus de 4h par jour contre 57% des hommes.

Le suivi scolaire, là encore d’abord réalisé par des femmes, a également été plus difficile pour les familles les plus pauvres, explique l’INSEE.

[1INSEE Focus n°197, 19 06 2020















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