mardi 11 août 2020

Vacances pour tous - Initiative solidaire en région

samedi 11 juillet 2020

Avec les premiers congés payés en 1936, les loisirs et les vacances prennent une ampleur inédite en France. Colonies et camps de vacances, écoles de plein air, maisons de repos et de convalescence pour enfants : le 17 juin 1938, le premier décret-loi relatif à « la protection des enfants placés hors du domicile de leurs parents » est promulgué.

Mais contrairement à certaines idées reçues, l’histoire des colonies de vacances a commencé à s’écrire bien avant le Front populaire.

Venues à la fois des oeuvres protestantes et de l’école républicaine c’est en effet dans les années 1880, qu’apparaissent les premières initiatives d’envoyer des enfants de milieux modestes en vacances.

Avec le Front populaire et les premiers congés payés, Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État aux Loisirs et aux Sports donne une nouvelle dynamique aux colonies de vacances. En 1939, les premiers stages de formation de directeurs de colonies ont lieu et en 1946 les diplômes d’État de directeur et de moniteur de colonies de vacances sont créés.

En 1949, un cadre réglementaire est instauré et les enfants sont de plus en plus nombreux à partir en « colo », 100 000 en 1913, 400 000 en 1948, 1 million en 1955.
Aujourd’hui 1,2 million d’enfants et de jeunes partent en colonie de vacances dans près de 40 000 séjours chaque année. Les colonies se déclinent par thèmes et offrent un large choix de destinations et d’activités.

Malheureusement, depuis plusieurs années on observe une raréfaction des moyens alloués par les pouvoirs publics aux associations organisatrices de vacances.

Afin de lutter contre les inégalités d’accès aux vacances, il y a nécessité de redonner une place reconnue et consolidée à l’Éducation populaire dont les associations organisatrices de vacances en sont des représentantes historiques. Sécuriser leur modèle économique par la reconnaissance de leur finalité à but non lucratif et par des subventions de fonctionnement dignes de ce nom.

Le progrès social passe aussi par le droit aux vacances et l’accès aux colonies pour tous !

LE CHÈQUE-VACANCES : UN OUTIL SOCIAL PUBLIC À DÉFENDRE

Le Chèque-Vacances constitue un outil social privilégié pour aider au départ en vacances, touchant entre 10 et 11 millions de bénéficiaires.

Devant le 1,7 Md€ généré chaque année, les gros opérateurs de titres ne supportent pas que le CV reste un monopole public, et exercent un lobbying intense pour ouvrir le Chèque à la concurrence.

Un rapport parlementaire préconise la casse du monopole confirmée par un ministre qui présente cette mesure comme quasiment actée.

Ce serait une catastrophe. Car, pour commencer, la commission prise aux prestataires touristiques sur la revente du titre serait vite incroyablement plus conséquente. Ensuite, l’EPIC ANCV ne rémunère aucun actionnaire et finance annuellement pour 26 M€ d’action sociale en faveur du tourisme pour tous, ainsi que des aides aux équipements.

Une mobilisation syndicale de grande ampleur, soutenue par des acteurs importants du secteur touristique et social, relayée par la presse a obtenu une première victoire. Le gouvernement semble reculer sur la question du monopole, et annonce une réflexion sur d’autres mesures, touchant les PME. Restons vigilants.


Avec la crise sanitaire que nous avons traversé et la période de confinement, les secteurs du tourisme, des loisirs et de la culture ont été lourdement impactés économiquement.

Les associations Tourisme et Loisirs de Rezé-Nantes et Saint-Nazaire n’ont pas été épargné par cet arrêt brutal de l’activité. Aussi, il nous appartient collectivement de les soutenir pour que cette période ne soit pas l’occasion pour le tourisme marchand d’en finir avec le tourisme social que nous défendons.

Par ailleurs, comme l’année dernière, l’UD CGT 44 s’associe avec le comité régional CGT et les autres UD CGT de la région Pays-de-la-Loire, à nos associations de tourisme social pour organiser une journée de solidarité à destination des familles les plus modestes .

Il s’agit de permettre à ces « oubliés des vacances » de vivre un moment fort de détente et de loisirs. La destination choisie cette année est le parc Terra Botanica à Angers.

La journée se déroulera le 29 août. La réussite de cette initiative est soumise au bouclage financier (transport en cars + entrée du parc) et un appel aux dons est donc lancé : chaque don de 28 € permettra de financer le voyage pour 1 personne. Nous vous invitons à soutenir cette initiative en faisant des dons adressés à l’un des cinq comités régionaux (contact sur l’affiche ci-dessous)















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