La direction d’Ouest France s’entête : la lutte continue

mardi 18 septembre 2018

Deux cents salariés de tous les départements et du siège, appartenant à Ouest-France et aux titres des journaux de Loire, se sont rassemblés, ce lundi, au siège tandis que de nombreux autres collègues étaient en grève dans les rédactions : une telle mobilisation à la rédaction est historique et manifeste clairement l’émotion et le refus que suscite le projet de réorganisation de la direction.

Lors d’une réunion avec les représentants des syndicats, la direction générale entendait exposer à nouveau son projet qui prévoit, notamment, de réduire à peau de chagrin la présence du journal dans les deux départements de la Sarthe et du Maine-et-Loire. Assurant avoir entendu « l’émotion », la direction a annoncé qu’elle irait expliquer son plan aux équipes directement touchées et qu’elle traiterait au mieux les situations individuelles. Mais qu’en tout état de cause il n’était pas question de retirer son projet, comme nous le lui demandions.

Manifestement, elle n’a pas compris que le refus très largement partagé concerne autant la dégradation de situations individuelles que l’avenir du journal et sa capacité à poursuivre sa mission. Nous avons la conviction que ces mesures de réduction des charges, loin de relancer la diffusion, vont accélérer la fuite des lecteurs et des annonceurs. L’histoire des dernières décennies ne manque pas d’exemples semblables dans la PQR (Presse Quotidienne Régionale).

Face à cet entêtement qui ressemble de plus en plus à un gros manque d’imagination, les salariés présents ont voté, à une très large majorité, une nouvelle journée de grève, demain mardi 18 septembre. Il s’agit, à nouveau, de faire comprendre à la direction qu’elle fait fausse route. Aucun plan ne réussira sans l’adhésion des équipes.

A l’unanimité des présents, les salariés d’Ouest-France et des journaux de Loire ont décidé d’adresser aux dirigeants du groupe SIPA une motion de défiance. Il faut absolument qu’ils sortent de la pensée unique qui ne voit d’issue que dans la baisse des charges. Faute de quoi, le jour viendra où les charges auront tellement baissé qu’on ne sera plus capable de rien produire du tout.

Les équipes sont invitées à se réunir dans les rédactions afin d’échanger des idées pour poursuivre la mobilisation.

Dans tous les départements, appelons les lecteurs et les élus à témoigner leur soutien et leur attachement à leur journal. Par des pétitions, des réactions sur les réseaux sociaux, des mails, des courriers…

Le 1er octobre, jour où débutera officiellement la procédure de consultation des comités d’entreprise des différents journaux, nous serons en grève et irons tous manifester à Angers, Le Mans et en Loire-Atlantique pour défendre le pluralisme de l’information et nos emplois. Si les journalistes sont particulièrement visés par le plan actuel, tous les emplois sont concernés à terme.

Nous allons continuer de répéter, en espérant que la direction finira par entendre, qu’elle n’inventera pas seule le journal de demain. Les entreprises du groupe SIPA regorgent de talents, d’énergies et d’idées. Il est grand temps que nos dirigeants s’en rendent compte et apprennent à les mobiliser.

Avec l’intersyndicale CGT SNJ CFDT

Motion de Loire-Atlantique

Le personnel de Loire-Atlantique a voté massivement la grève pour une deuxième journée consécutive ce mardi 18 septembre.

Nous refusons le projet de réorganisation des rédactions. La direction veut revenir l’expliquer, elle fera une première économie en évitant ce déplacement inutile. Nous l’avons bien compris. Ce projet ne laisse aucune place à l’éditorial et s’assoit sur le pluralisme au lieu de nous donner les moyens de le défendre et de gagner des lecteurs.

Il est illusoire d’imaginer discuter un instant des droits d’auteur tant qu’un projet rédactionnel n’accompagnera pas un plan de développement, de conquête du lectorat et de défense du pluralisme.

Les collègues de l’ensemble des rédactions du Maine- et Loire et de Sarthe, qu’ils soient journalistes, secrétaires, en première ligne dans ce plan de réorganisation, peuvent être assurés de notre soutien total.

Nous dénonçons la résorption de la précarité par le vide en mettant à la porte les personnes en contrat à durée déterminée.

Nous nous interrogeons sur la mise à mal de réseaux de correspondants qui participent de la richesse de nos titres.

Nous nous réunirons à nouveau en AG mercredi 19 septembre 2018, à 10 h. Nous restons mobilisés en réfléchissant notamment à des actions collectives à venir.















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