La Loi El Khomri : du neuf, avec du vieux

mardi 15 mars 2016

1976. Chirac met fin à l’autorisation administrative préalable aux licenciements économiques. Yvon Gattaz, président du CNPF (ancêtre du MEDEF) et père de Pierre (président du MEDEF), promet illico en contrepartie la création de 400 000 emplois.

Mais les promesses, n’est-ce pas, n’engagent que celles ou ceux qui y croient !

40 ans plus tard, la loi El Kohmri offre aux employeurs un permis général de fixer la durée du temps de travail, d’en dicter les conditions et de licencier, avec le même argument pourri : les difficultés à mettre un-e salarié-e à la porte et la réglementation protectrice à leur égard seraient un frein à l’emploi en général et au contrat à durée illimitée en particulier.

Un argument aussi fondé que de prétendre combattre une grippe en se foutant à poil sous la pluie !

Dans 10, 20, ou 40 ans (si par malheur le projet de liquidation du code du travail aboutissait), quels freins à l’embauche nous servirait-on ? L’interdiction du travail des enfants ? Le droit à congé de maternité ? Ou bien les mesures de protection et de santé au travail ?

Bientôt, on nous expliquera aussi que si l’on ne recrute pas dans la fonction publique, c’est la faute au statut.

A défaut de freins, le chômage a des causes identifiables.

Que le MEDEF soit discret sur les délocalisations vers des pays à salaires low cost, ou sur la préférence donnée aux dividendes versés plutôt qu’à l’investissement, ça peut se comprendre.

Mais ce gouvernement est-il obligé d’en rajouter, après l’inefficacité des milliards accordés (CICE, pacte de compétitivité, exonérations diverses, etc...) ? Autant d’argent qui manque à la dépense et l’investissement publics, ce qui se traduit par des suppressions de postes dans les services de l’État, des collectivités locales et des hôpitaux.

Des mesures efficaces pour l’emploi ? La CGT est prenante !

Elle demande que soient mises sur la table des négociations les propositions suivantes :

  • rupture avec l’austérité et mise en place d’un plan de relance de l’économie,
  • réorientation des 200 milliards d’exonérations fiscales et sociales,
  • réduction du temps et de la charge de travail (32 heures hebdo),
  • augmentation des salaires (smic à 1800 euros bruts par mois), reconnaissance des qualifications et égalité femmes/hommes
  • reconnaissance des qualifications
  • égalité femmes/hommes












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