lundi 26 février 2024

Non au plan de suppressions d’emplois à la CPAM !

jeudi 7 décembre 2023

Objectif COG [1] 2023/2027 : Suppression de 50 emplois !

Manifestation devant la CPAM [2] de Nantes, 9 rue Gaétan Rondeau, le jeudi 07 décembre à 9 H.

À l’occasion de la plénière du Conseil du 07/12 prochain, en la présence du nouveau Directeur général de la CPAM, le syndicat CGT de la CPAM appelle à rejoindre la mobilisation qui se déroulera devant le site de Nantes Beaulieu à 9h.

En effet, le conseil devra se prononcer sur le Contrat Pluriannuel de Gestion 2023-2027 mortifère.

Parce que la Sécurité Sociale est le bien de tou.te.s, mobilisons nous !

Le 7/12 prochain est une date à retenir :

En effet, à cette date se tiendra la réunion plénière du Conseil de la CPAM en présence du nouveau Directeur Général, Pierre PEIX.

Hasard du calendrier (ou pas), le premier jour de présence du Directeur coïncide avec le vote des (faibles) moyens alloués aux caisses pour réaliser les objectifs de la COG 2023/27, déclinés localement en CPG [3].

Un des objectifs prévoit notamment, la suppression de près de 50 emplois dans notre organisme sur la période.

Alors, la COG, c’est quoi ?

En juillet 2023, l’État et la CNAM ont signé une nouvelle Convention d’Objectifs et de Gestion pour la période 2023-2027.

Son rôle : définir les objectifs de l’Assurance Maladie, les moyens de fonctionnement et les actions pour les atteindre.

Ainsi, par le biais de son livret d’information, la CNAM [4] nous informe qu’« une évaluation a permis de déterminer que l’Assurance Maladie était en capacité de participer à l’effort de la maitrise des comptes publics à hauteur de 1700 postes qui seront restitués très progressivement sur les 5 années à venir ! »

Pour atteindre cet objectif, 6 axes ont été déterminés (cf dossier information COG).

Par exemple : L’axe n°1 savamment intitulé : Garantir aux usagers une offre de services performante et personnalisée confirme tout simplement la disparition progressive des accueils physiques au profit de services numériques et en faveur du Réseau France services.

Quant à l’axe n°6 intitulé sobrement : Soutenir opérationnellement nos ambitions grâce à la performance et l’efficience de la branche, il justifie la diminution drastique des effectifs par la performance maximale des produits informatiques.

Si l’on considère que certains applicatifs comme DSIJ, ARPEGE TI et bien d’autres n’ont jamais atteint la performance et les gains de productivité attendus, il y a de quoi avoir peur du futur !

Sans surprise, le dogme de la réduction du coût du travail et des dépenses publiques, qui a conduit, au fil des décennies, à la fragilisation du système et instillé le doute dans sa pérennité sera encore le fil conducteur de cette COG placée sous le signe de l’AUSTERITE budgétaire !

C’est donc de l’intérieur-même que la casse de la Sécurité Sociale s’organise, et ce sont les salarié(e)s des organismes sociaux qui subissent de plein fouet les bouleversements qui en découlent.

Pour la CPAM de Loire-Atlantique, ce sont près de 50 emplois en moins sur la période.

Dans un département en forte croissance démographique, la politique du « toujours faire plus avec moins » a atteint ses limites !

Ce CPG doit permettre de garantir non seulement l’attractivité des métiers de la Sécurité sociale, mais aussi de fidéliser ses salarié(e)s.

Il en va de la survie de la Sécurité Sociale !

Cette exigence implique donc une politique salariale à la hauteur des enjeux.

Il n’est pas possible, comme c’est le cas actuellement, de se contenter d’une RMPP [5] annuelle (Rémunération Moyenne des Personnels en Place) autour des 1,5% alors que l’inflation se situe au-delà des 5%.

Il faut dans le même temps revoir la grille des classifications, de manière à garantir une véritable progression de carrière à l’ensemble des personnels de la Sécurité Sociale.

De plus, il est indispensable de disposer, en interne, des moyens nécessaires à la réalisation de nos missions, garantissant pleinement la fiabilité des prestations et plus largement garantissant un service public de qualité.

Enfin, les moyens alloués doivent permettre de supprimer tout recours à la sous-traitance.

Dans ce contexte, la suppression de postes est une aberration : toute politique doit avoir les moyens de ses ambitions et celle liée à la santé et l’accès aux droits nécessite obligatoirement un nombre d’ETP [6] adapté en conséquence.

Parce que la protection sociale n’est pas une marchandise, qu’elle est l’un des biens les plus précieux à laquelle la population reste fortement attachée.

Le syndicat CGT de la CPAM44 appelle tou(te)s les salarié(e)s à se mobiliser par la grève, et à se rassembler le jeudi 7/12 à 9h devant le site de Beaulieu.

Ensemble, Refusons les politiques d’austérité et pesons sur l’avis du Conseil !

[1Convention d’Objectifs et de Gestion

[2Caisse Primaire d’Assurance Maladie

[3Contrat Pluriannuel de Gestion

[4Caisse Nationale d’Assurance Maladie

[5Rémunération Moyenne des Personnels en Place : Une RMPP annuelle de 1,5% signifie l’impossibilité de dépasser une revalorisation moyenne des salaires de + de 1,5%.

[6Équivalent Temps Plein















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