lundi 23 mai 2022

Total Donges : une grève de la faim contre la répression

mardi 1er mars 2022

Solidarité avec les patrons voyous, répression envers les syndicalistes : « le dialogue social » selon Totalenergies !

La direction de TOTALENERGIES n’aura pas tardé à montrer son vrai visage quelques jours à peine après l’issue du conflit social des travailleurs de la CIPA au sein de la plateforme de Donges.

Pour rappel, du 31 Janvier jusqu’au 8 Février dernier, pour la 3e fois en 6 mois, 58 salariés de la société CIPA, sous-traitante de KINETICS TECHNOLOGY, elle-même sous-traitante de TOTALENERGIES avaient cessé le travail à cause d’un énième défaut de paiement de salaire.

Dans un premier temps et comme ils l’avaient déjà fait précédemment aux mois de Juin et Juillet 2021, les élus CGT ont œuvré en lien avec l’inspection du travail et l’ambassade de Roumanie afin de résoudre cette situation sordide et obtenir a minima les 2 mois d’arriérés de salaires non payés.

Par ailleurs, par le biais de la solidarité des salariés de l’interpro via une caisse de soutien et des cotisations des syndiqués CGT, chaque midi, un repas a été préparé pour ces travailleurs de la CIPA qui n’avaient plus même de quoi se nourrir !

Ne nous trompons pas !!! Dans cette affaire, la direction de TOTALENERGIES, donneur d’ordre et négociateur des contrats est pleinement engagée ! En effet, malgré 15 milliards d’euros de profit cette année, malgré plus de 100 milliards engrangés en 10 ans, la direction persiste dans sa politique de réduction des coûts conduisant à des appels d’offre au moins disant social avec des conséquences désastreuses pour les salariés (quand ils ont la chance d’être salariés…).

Dans un deuxième temps, le 14 février dernier, 2 délégués syndicaux CGT de TOTAL ayant accompagnés et encadrés ce mouvement de grève ont été convoqué par la direction pour entretien préalable à sanction.

Convocation, a priori motivée « par une atteinte à la sureté » lorsque les travailleurs de la CIPA ont matérialisé leur mécontentement en manifestant ½ h au sein de l’astrolabe, sous les fenêtres et devant la porte du dictateur directeur de la raffinerie fraichement nommé. Manifestation ayant eu lieu alors que depuis 3 jours aucune avancée n’était obtenue concernant les non-paiements de salaires des grévistes, sans agression verbale, physique ou dégradation.

Pour la CGT, cette direction qui cherche aujourd’hui à réprimer des syndicalistes (en réalité d’abord parce que ces derniers ont dénoncé cette situation dans les médias) devrait tout d’abord balayer devant sa porte et prendre des mesures immédiates pour éviter que le schéma ne se produise à nouveau.

La CGT et ses membres n’ont jamais fui leurs responsabilités et la conséquence de leurs actes ! En revanche la Direction devrait en prendre de la graine et commencer à balayer devant sa porte avant d’incriminer ceux qui ont préservé un peu d’humanisme et œuvrer au respect des droits de l’homme sur le site.

Or par 3 fois déjà en 6 mois, cette direction méprisante et dédaigneuse a cautionné la politique de patrons voyous qui ont piétiné au sein de notre établissement, chez nous, à Donges, en 2021, les règles les plus élémentaires du droit du travail, de la charte de l’Organisation Internationale du Travail, de la convention européenne des droits de l’homme, etc…

Avant même de réfléchir à la mise en œuvre concertée de dispositions nécessaires afin que de tels agissements ne se reproduisent une fois encore, la direction s’empresse de sanctionner les représentants du personnel pour au passage « se payer » la CGT !

Pour autant la Direction doit savoir que la CGT de Donges demeurera « droite dans ses bottes », y compris et surtout face aux sanctions, menaces et pressions exercées à l’encontre de ses membres !

De surcroît dans une période où les problématiques organisationnelles (manque de personnel), sociales (déclinaison des MSA et multivalence) et techniques (…etc,etc,etc…) s’accumulent dans l’usine malgré les alertes répétées des élus CGT.

Depuis 18 mois (or Grand Arrêt) notre raffinerie est maintenue artificiellement à l’arrêt pour un « soi-disant » motif économique, alors que dans la même période des carburants aux prix prohibitifs et distillés au Moyen-Orient, en Inde ou en Russie dans des conditions sociales et environnementales désastreuses inondent la France et l’Europe en lieu et place de la production locale que notre outil de travail pourrait largement satisfaire.

Dans ce contexte où l’outil de travail est indisponible, la CGT exclue à cette heure une action collective par la grève à l’issue trop incertaine. Pour autant il est indispensable de ne pas rester « bras ballant » et de continuer à défendre les principes et valeurs qui nous rassemble.

  • La Direction doit stopper sa recherche incessante de maximisation des profits en utilisant la dignité des travailleurs comme une variable d’ajustement.
  • La Direction du Groupe doit comprendre que les salariés méritent autant de respect sinon davantage que les actionnaires et le conseil d’administration.
  • Que des mesures concrètes et rapides doivent être prise à l’échelle de la plateforme mais également de compagnie afin d’éviter que ne se reproduisent de nouvelles atteintes graves aux droits de l’homme comme tel fut le cas pour les travailleurs de la CIPA.

« LA CGT NE LAISSERA PAS SE CONSTRUIRE L’HDT-VGO COMME SE CONSTRUISENT LES STADES AU QATAR : AU MEPRIS DE LA VIE HUMAINE ! »

Face à cette situation grave, après mûre réflexion et en conscience, les délégués syndicaux CGT convoqués pour sanction ne se rendront pas à cet entretien prévu jeudi 24 Février à 11h. En revanche, à compter de cette date, l’un des deux délégués débutera une grève de la faim illimitée afin de porter les revendications suivantes :

  • →Ouverture d’une négociation pour la mise en oeuvre d’un socle social commun minimum pour l’ensemble des salariés sous-traitants,
  • →Intégration d’un volet social au contrat commercial liant TOTALENERGIES à ses sous-traitants,
  • →Renforcement de moyens de contrôle du CSE.

POUR LA DÉFENSE DES DROITS SOCIAUX : RESTONS DÉTERMINÉS ET SOLIDAIRES ! LA GRÈVE DE LA FAIM DÉBUTERA JEUDI 24 FÉVRIER à 11H00 au sein des locaux syndicaux.















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