vendredi 7 octobre 2022

« Nous ne nous laisserons pas bâillonner »

mercredi 26 janvier 2022

Suite à des incidents dans le centre-ville nantais en marge d’une manifestation anti fasciste vendredi dernier, le sinistre Darmanin a déclaré à l’Assemblée Nationale engager une procédure de dissolution du média Nantes Révoltée.

Soyons clairs, nous considérons que les violences, d’où qu’elles viennent, lors de manifestation qui se veulent de masse et rassembler le plus grand nombre, desservent le mouvement social, empêchent la massification des manifestations et effacent trop souvent nos revendications au profit d’un inventaire des vitrines cassées et des interpellations.

Il est vrai aussi que nous sommes régulièrement en opposition avec les propos de Nantes Révoltée qui n’hésite pas à caricaturer, voire à vilipender, nos mobilisations et notre organisation.

Pour autant, malgré ces divergences, nous ne pouvons accepter qu’un gouvernement se permette d’engager une procédure de dissolution d’un média qui ne pense pas comme eux. La liberté d’expression n’est pas réservée aux tenants du capital et à leurs complices au pouvoir. Nous exigeons donc l’annulation immédiate de cette procédure.

Par ailleurs, profitant de ces évènements, ministre, député et préfet, cherchent à mettre au pas et à rendre les organisations syndicales responsables des débordements en exigeant d’elles des déclarations de manifestation, ce que nous n’avons jamais fait depuis 60 ans suite à la mort de l’ouvrier-maçon Jean Rigollet, abattu par une balle policière lors d’une manifestation en 1955.

Si le gouvernement pense que développer chaque jour un peu plus l’arsenal répressif et les intimidations vis-à-vis du mouvement social permettra d’apaiser les manifestations, il se trompe lourdement. Nous réclamons depuis des années une stratégie de maintien de l’ordre qui organise la désescalade. C’est tout l’inverse qui se passe dans nos manifestations. Nous ne nous laisserons pas bâillonner et nous ne nous laisserons pas dicter notre façon de nous mobiliser. La meilleure réponse que peut apporter le gouvernement, c’est de mettre fin à la violence sociale qu’il exerce sur l’ensemble des salariés, retraités, sur la jeunesse et les plus précaires. La meilleure réponse c’est de satisfaire nos revendications.

Demain, jeudi 27 janvier 2022, soyons nombreux en grève et en manifestation pour l’augmentation immédiate des salaires !!!

UD CGT 44
26/01/2022















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