mercredi 25 novembre 2020

La CGT 44 exige la fermeture immédiate des entreprises non essentielles à la gestion de la crise

mardi 17 mars 2020

Alors que le pays traverse une crise sanitaire sans précédent et que des mesures de confinement sont prises par le gouvernement, des entreprises de Loire-Atlantique poursuivent leur activité comme si de rien n’était. Nous rappelons que le code du travail oblige les employeurs à protéger la santé de leurs salariés. Comment concevoir que quelques mesurettes d’hygiène pourraient être suffisantes face à la propagation du virus ? C’est inacceptable et irresponsable ! La seule réponse ne peut être que le confinement et donc la fermeture des lieux de travail.

La direction des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire détient la palme de l’irresponsabilité en poursuivant une activité qui réunie plusieurs milliers de salariés dans des espaces clos, pour construire des paquebots ! Aucune raison économique ne peut justifier que l’on mette en danger la vie des travailleurs et, par ricochet, de leurs familles. L’UD CGT 44 soutient pleinement les salariés qui se mobilisent ce matin pour exiger la fermeture immédiate du site, avec maintien des salaires, y compris pour les sous-traitants et intérimaires.

Plus globalement, l’UD CGT 44 exige la fermeture immédiate de l’ensemble des administrations et entreprises dont l’activité n’est pas essentielle à la gestion de la crise.

La santé doit être une priorité absolue.

Airbus, Lydall, Halgand, Sides, FMC... En Loire-Atlantique, des entreprises inutiles à la gestion de la crise ferment ENFIN ! De nombreuses collectivités et administrations sont en service minimum « crise ». Mais beaucoup d’autres patrons mettent encore la vie de leurs salariés en danger, au rang desquelles des grosses boîtes complètement irresponsables comme les Chantiers de l’Atlantique ou Naval Group, où les salariés débrayent pour exiger la légitime fermeture des sites !

Plein soutien à eux.

Et un grand merci à nos camarades personnels de santé qui sont fortement mobilisés malgré des mesures de protections individuelles pas toujours à la hauteur

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Le président Macron a annoncé, hier 16 mars, à la nation, que nous étions en guerre et ceci à plusieurs reprises. La CGT, comme de nombreux téléspectateurs ont interprété ces propos bellicistes comme une réponse ferme face à la pandémie du Covid 19.

Dans les faits et au vu de l’activité sur le bassin nazairien depuis la mise en œuvre de nouvelles mesures de confinement depuis midi, nous nous questionnons sur l’interprétation que le patronat a fait de l’allocution présidentielle. La bataille que mènent actuellement certaines entreprises reste uniquement focalisée sur une stratégie de guerre économique.

Une guerre économique au profit des dividendes, des résultats financiers pour une minorité mais au détriment des travailleuses et travailleurs, de l’intérêt général de la population et de la santé publique.

De nombreuses entreprises du bassin nazairien ont acté ou sont en train d’engager l’arrêt de leurs production de gré ou de force sous la pression des salariés et avec le soutien de la CGT (AIRBUS, Stellia, Lydall, SIDES, SAIPOL, MAN…), des services administratifs, des collectivités et entreprises nécessaires pour assurer les besoins essentiels de la population et la sécurité de leurs installations adaptent leurs organisations du travail (TOTAL, SNCF, La Poste, Yara, mairies, établissements de santé, Pôle Emploi…) et mettent en œuvre au sein des lieux de travail les mesures de prévention sanitaires instaurées par les pouvoirs publics.

D’autres entreprises s’entêtent à maintenir leur activité, comme la direction des Chantiers de l’Atlantique qui tient un comportement égoïste et irresponsable en faisant le forcing sur les salarié-es et leurs représentants CGT pour maintenir le site en activité et en renvoyant la responsabilité aux entreprises sous-traitantes, tributaires de ce donneur d’ordres.

La CGT dénonce l’obstination de certaines entreprises à braver les risques de propagation de l’infection et appelle les pouvoirs publics, préfecture, ministères, gouvernement à ramener à la raison et à astreindre ces entreprises à respecter les directives gouvernementales, au même titre qu’il a annoncé sanctionner tout citoyen contrevenant aux mesures de confinement.

Ces entreprises font peser un risque insensé et inutile sur la population, sur les personnels de santé actuellement fortement mobilisés, sur les patients hospitalisés dans un état grave. Elles jouent sur un calcul économique aux résultats potentiellement contre-productifs dont la principale victime sera encore le salariat.

L’activité syndicale s’adapte aux restrictions sanitaires légitimes, mais la CGT reste mobilisée pour défendre les travailleuses et travailleurs et elle dénonce les comportements inadaptés du patronat en cette période de crise.

Pour l’Union Locale CGT de Saint-Nazaire
Damien Girard















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