SMIC et prime d’activité

lundi 11 janvier 2016

le Smic est tellement bas qu’il faut un complément de la CAF !

Le SMIC

Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) devrait, d’après sa définition, "assurer aux salariés dont les rémunérations sont les plus faibles, la garantie de leur pouvoir d’achat". Cela s’entend, bien évidemment pour un emploi à temps plein.

C’est à dire que le SMIC devrait assurer à un salarié sans qualifications, le minimum vital pour renouveler leur force de travail, c’est à dire subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille, à savoir : manger correctement, se loger dignement, s’habiller correctement, se déplacer, avoir des loisirs, accéder aux vacances, etc. Tout cela, rappelons-le, pour un salairé sans qualification, ce qui veut dire que dès que les salariés ont des qualifications ils devraient être payés au dessus du SMIC.

Dès le début, les patrons ont contourné le SMIC en créant le temps partiel, qui lui permet déjà de payer de payer des salairiés en dessous du SMIC

Depuis sa création, l’indice des prix ne reflétant pas réellement l’évolution des prix, et surtout n’étant pas un indice reflétant l’évolution du pouvoir d’achat des salaires, le gouvernement décidait de "coups de pouces" au Smic pour le réévaluer un peu plus que l’indice des prix. Depuis quelques années le gouvernement ne le fait plus.
En 2016, le SMIC ne permet plus de subvenir à ses besoins

Le patronat et les libéraux tirent à boulet rouge sur le SMIC qui serait trop élevé à leur goût. Ils voudraient le supprimer, pour payer les salariés encore moins cher.

Or, à l’évidence, le SMIC ne permet pas à un salarié à temps plein de subvenir à ses besoins. Le nombre de SDF explose, or de nombreux SDF sont des salariés payés au SMIC, preuve qu’un smicard ne peut plus accéder au logement. Le nombre de logements indécents augmente. Les critères d’accession ne permettent plus à un Smicard sans enfant d’accéder à un logement dit "social", qui n’est d’ailleurs plus une "Habitation à Loyer Modéré" (d’où son changement de nom).

La prime d’activité :

La loi du 17 août 2015 relative au dialogue social et à l’emploi, dite loi Rebsamen, a mis en place une prime d’activité qui remplace le RSA activité et la prime pour l’emploi.

Prétendument créée pour inciter les travailleurs aux ressources modestes — qu’ils soient salariés ou travailleurs indépendants — à l’exercice ou à la reprise d’une activité professionnelle, elle devrait être servie à environ 5 millions de personnes.

C’est le faux nez d’une politique antisociale, même si elle va être très utile à ses bénéficiaires.

La prime d’activité sera de 132 €.

Cette prime confirme qu’un emploi payé au SMIC ne suffit pas à subvenir aux besoins d’une seule personne.

Le premier scandale c’est que cette prime d’activité soit versée par la CAF.

Car les CAF ne devraient servir qu’aux enfants. Elles ont été créées pour financer allocations familiales qui sont beaucoup trop faibles aujourd’hui. A leur création, en 1945, celles-ci correspondaient au versement de quasiment un salaire minimum supplémentaire aux familles de 3 enfants ; on en est très loin aujourd’hui !
Ce faisant le gouvernement détourne de l’argent qui aurait dû revenir aux familles, pour remplacer le patronat dans le financement des salaires.

Or depuis le 1er janvier 2015, le gouvernement a supprimé l’ensemble des cotisations patronales sur les salaires au SMIC.
Précédemment la principale ressource de la branche famille était constituée (en 2011) :

> De la part patronale des cotisations sociales, qui représentait encore 56,3 % de ses recettes en 2011.

Les 43,7 % restants provenaient en 2011.

> de la CSG (20,9 %) ainsi que....

> ... des impôts et taxes affectées (7,1 %), qui comprenaient la compensation d’exonérations de cotisations employeurs inférieures à 1,6 Smic.

En quelque sorte, le gouvernement restitue à une partie seulement des salariés les plus pauvres, des sommes qui auraient dû leur revenir par une augmentation correcte du SMIC, tout en permettant aux patrons de contraindre les salaires.

Ajoutons que le gouvernement refuse systématiquement de décider des coups de pouces au Smic, qui n’augmente ce mois ci que de 0,06%.

Alors, avec la CGT, faisons de 2016 une année de relance des salaires ! C’est urgent ! Prenez une bonne résolution pour 2016 : Syndiquez-vous CGT !















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