De l’abondance des maux...

lundi 14 décembre 2015

L’excès du mal n’est pas ferment de révolte !

Certains pensent que les choses doivent se dégrader encore pour qu’il y ait lutte et ressaisissement des salariés. Quelle erreur !

Comme l’écrivait déjà Émile Pouget en 1910, dans sa brochure l’Action directe (C’est ainsi qu’il définissait l’Action syndicale) :

"L’abondance des maux — quelle que soit leur espèce — n’a pour conséquence que de déprimer ceux qui en pâtissent".

Quelles sont les corporations où l’activité syndicale est la plus accentuée", interrogeait-il en 1910 ? La réponse est double :

  • > celles qui bénéficient de la réduction du temps de travail,
    et qui ont de bons salaires !

En 1910, il n’existait pas EDF, les chemins de fer étaient privés, le statut des fonctionnaires n’existait pas,... Mais pourtant c’étaient les salariés les moins mal lotis qui étaient les plus syndiqués et les plus revendicatifs !

En 2015 - 2016, soit un siècle après la publication de cette brochure syndicale, les choses ne sont finalement pas si différentes. N’attendez pas qu’elles se dégradent encore ! Sinon vous contribuerez à la désespérance.

  • Tout de suite syndiquez-vous — pour vous —, et menez l’action revendicative, — pour vous — !
  • Le relèvement des salaires, et la réduction du temps de travail à 32 heures viendront d’une besogne syndicale persévérante et déterminée.

Pour votre réflexion en ce lendemain d’élections, voici un petit complément édifiant, toujours tiré de cette brochure de Pouget, datant de 1910.















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