CHÔMEURS, PAS FRAUDEURS !

mercredi 3 juin 2015

Le conseil d’administration de Pôle emploi, réuni le 20 mai 2015, a voté, sans la voix de la CGT, l’extension de l’expérimentation sur le contrôle des demandeurs d’emploi, afin de vérifier s’ils opèrent bien une recherche active d’emploi. Si tel n’était pas le cas, ils se verraient radiés entre deux semaines et six mois.

Une fois encore, on voudrait nous faire croire que notre système d’assurance chômage est trop généreux. Rappelons juste qu’un demandeur d’emploi sur deux n’est pas indemnisé et que la moyenne de l’indemnisation avoisine le SMIC.

D’autres part, la première cause de la non recherche d’emploi, c’est d’abord parce que Pôle emploi n’a pas de travail à proposer ; que les employeurs continuent leur politique d’exclusion de la jeunesse et des seniors dont le taux de chômage a augmenté sensiblement sur un an.

Pour la CGT, il faut sortir de cette logique de contrôle/sanction qui amène l’opinion publique à considérer que les chômeurs fraudent et refusent le travail qu’on leur propose.

Un tel amalgame est insupportable. Il faut développer tous les moyens, notamment humains, de Pôle emploi pour l’accompagnement des chômeurs. D’autant plus que les conseillers de Pôle Emploi sont déjà débordés avec des « portefeuilles » en moyenne de 300 demandeurs d’emplois ; les moyens mis pour le contrôle seront des moyens en moins pour l’accompagnement.

Et face au chômage de masse, il nous paraît plus urgent de s’interroger sur le temps de travail et le partage des gains de productivité. Pour la CGT, cela passe par une réduction immédiate du temps de travail à 32h hebdomadaires.















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