OUI et NON

jeudi 10 avril 2014

OUI ET NON

« C’est trop cher ». « Les syndicats sont trop faibles ». « Cela
ne sert à rien »....

NON, ce n’est pas trop cher. Parce qu’une cotisation, ce n’est
pas cher payer le prix de l’indépendance qui permet de
protéger les salarié-es, individuellement et collectivement, de
la dépendance à l’égard des employeurs, de l’arbitraire et de
l’exploitation. Le syndicalisme libre et indépendant ne doit dépendre que de ses adhérents.
OUI, notre syndicalisme est trop faible parce qu’il compte trop
peu d’adhérents. NON, il ne suffit pas de voter aux élections
professionnelles : un syndicalisme d’opinion n’est pas
suffisant pour faire pencher la balance du bon côté.
Bien sûr, par son audience électorale, il fait la preuve de sa légitimité,
mais les employeurs (l’État pour ce qui nous concerne) ne plient pas devant « l’opinion », si juste soit-elle. Ils ne plient que face à la force organisée.

OUI, le mouvement syndical est divisé. Patrons, gouvernement et partis le courtisent dans l’espoir d’en faire leur courroie de transmission. Il s’en trouve certains pour y répondre, ou répondre
favorablement à ces sirènes selon lesquelles les syndicalistes devraient se montrer « raisonnables », participer à « l’effort commun », devenir des « partenaires ».

La CGT n’accepte pas ces marchés de dupes dans lesquels
les salarié-es sont toujours les perdants.

Nous n’avons pas face à nous des « partenaires », mais dans le meilleur des cas des interlocuteurs, et la plupart du temps des adversaires.

OUI, nous voulons négocier, ce qui signifie l’acceptation de
compromis qu’imposent à un moment donné le rapport de
force, mais toujours sur la base des revendications de nos
mandants et sous leur contrôle. NON, nous n’acceptons pas
un « dialogue social » qui nous condamnerait dans le
meilleur des cas à n’être que les spectateurs du désastre, et
dans le pire d’en devenir les complices.

Enfin NON, ça ne sert pas à rien. Il est vrai que ces dernières
années, le mouvement syndical n’a pas obtenu de nouvelles
conquêtes sociales. Pire, il a du mal à préserver celles qui ont été arrachées (et à quel prix !) par les générations précédentes.

Mais où en serions-nous s’il ne se trouvait pas des
organisations syndicales pour dire NON et pour faire
contrepoids à la déréglementation généralisée qui cherche à
réduire le « coût du travail » ?

OUI, nous pouvons défendre les droits qui nous restent, reconquérir ce qui a été perdu, aller à la conquête d’une
situation meilleure. En un mot, redonner un sens à un mot qui n’est plus guère employé de nos jours : le progrès.

A une condition cependant : c’est de s’y mettre très nombreux. En y réfléchissant bien, est-ce tellement exigeant ? Il nous semble que NON !
Alors...OUI ?

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