Mon ami Pierrot

lundi 27 janvier 2014

MON AMI PIERROT !

Lors de sa conférence de presse, le Président de la République a assumé l’ancrage ultra-libéral de sa politique au travers d’un« pacte de responsabilité » passé avec le Medef.

Les petits cadeaux entretiennent l’amitié ! Les gros aussi d’ailleurs.

Le crédit d’impôt compétitivité emploi ne suffisant pas, voici 30 milliards offerts par la suppression des cotisations patronales finançant la branche « familles » de la sécurité sociale.

Le prix, pour les salarié-es, se traduira inévitablement, soit par la baisse des prestations familiales, soit par l’augmentation de leurs
cotisations, CSG comprise, soit par celle de leur impôt.

Les cotisations sociales, ce que le Medef et Hollande appellent une « charge » sont, rappelons-le, une part du salaire qui est socialisée...Hollande vient donc de satisfaire une des plus vieilles revendications du patronat et d’effectuer le hold-up de l’année sur les salaires !

Par cohérence sans doute, le patronat a aussi reçu l’assurance d’un allègement des normes, en clair des garanties données par le code du travail aux salarié-es.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient
Oui mais, direz-vous, il y a les contreparties demandées au
patronat et qui seront « observées »...

Le président du Medef, n’a-t-il d’ailleurs pas déclaré (Europe1, le 13 janvier) que les entreprises pourraient créer un million d’emplois si le « coût du travail » baissait de 35 milliards ?

Bon sang ne saurait mentir !

En 1984 déjà, Gattaz Yvon, alors président du CNPF, ancêtre
du Medef, et père de Pierre Gattaz, actuel président du Medef, promettait 450 000 « emplois nouveaux à contraintes allégées » (enca !) si les règles sur le licenciement économique étaient assouplies !

La suppression de l’autorisation administrative préalable aux
licenciements économiques fut finalement le (for)fait de Jacques Chirac en 1986. On sait ce qu’il en est advenu en termes d’emplois...

Qui seront les cochons de payeurs ?

Bis repetita, donc. Mais le Medef avait posé lui aussi ses conditions : des baisses dans la dépense publique, voire une légère hausse de la Tva. La hausse de la Tva est déjà acquise depuis le 1er janvier.
Et le 14 janvier, bingo ! La deuxième grande annonce de Hollande, ce sont de nouvelles coupes franches dans la dépense publique : 50 milliards à l’échéance 2017.

Ce qui veut dire : pour tous les citoyens de ce pays, poursuite
du saccage des services publics, et pour les fonctionnaires, poursuite de la politique de blocage des salaires dans la fonction publique,
poursuite des suppressions massives d’emplois.

Tout cela renforce le besoin d’intervention des travailleurs en matière d’emploi, de salaires, et de protection sociale















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