Avec la Santé, dans la rue le 08 novembre

mardi 8 novembre 2016

RDV à Nantes à 10h00 devant le CHU -
« pour l’abrogation de la loi santé, les fusions d’établissements public privé, le Groupement Hospitalier en Territoires"

D’année en année, l’Hôpital public s’enfonce sous les coups des politiques d’austérité.

Cela a des conséquences graves pour les patient-es potentiel-les que nous sommes tou.tes, pour nos ancien-nes dans les EPHAD et bien sûr pour les personnels de Santé.
Ils et elles sont soumis-es à une pression incroyable qui provoque une inflation des arrêts maladies : plus de 100 000 jours d’arrêt (congés ordinaires) au premier semestre 2016 au CHU de Nantes ! Soit 16 000 jours de plus qu’en 2015 ! A l’HIPR augmentation de 20 % de l’absentéisme au premier semestre par rapport à 2015.

Ces arrêts maladie témoignent de l’explosion de la souffrance au travail dont la première cause est le gels de postes, partout. Cette maltraitance des salarié-es conduit à la maltraitance des soigné-es faute de personnel : retour des escarres, déshydratation,…

Les directeurs d’établissements bafouent la loi, marchent sur la tête des salarié-es tout en usant d’une communication très agressive (et efficace) contre la CGT qui "ose" rappeler les règles de droits et défend les salarié-es et milite pour un service public de qualité !

Le 08 novembre, soyons toutes et tous dans la rue, aux cotés des salarié-es de l’Hôpital !


Les richesses existent pour se soigner tous

Le débat parlementaire sur le financement de la sécurité sociale est engagé.
La ministre de la santé s’est donnée pour feuille de route de réduire le déficit de la sécu et cela au détriment de la santé des populations.

Pour les prochaines années, ce sont d’ores et déjà 22000 suppressions d’emplois qui sont programmées dans les hôpitaux, 16000 lits directement menacés.
Les fermetures de services vont s’accélérer avec la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire, outils de « rationalisation » des moyens. Cela va profondément modifier le paysage hospitalier de demain en rayant de la carte un certain nombre d’hôpitaux de proximité… un impact direct sur toute la population.

Ce n’est pas sans conséquences sur la qualité du travail des personnels de santé et de la Sécurité sociale, soumis à un harcèlement permanent pour tenir les objectifs financiers fixés par la Ministre. Concrètement on assiste à une dégradation des conditions de travail, de la qualité des soins pour les patients.

De plus en plus les personnels, des équipes entières ont le sentiment de ne pas faire correctement leur travail, ce qui provoque une frustration amenant beaucoup de détresses professionnelles provoquant même des suicides.

La politique du gouvernement n’est pas acceptable et doit être confrontée à la réalité

Des malades qui restent des heures voire des jours aux urgences faute de lits, … des malades obligés de faire plusieurs heures de route chaque jour pour leurs séances de radiothérapie, des malades amenés à rentrer chez eux avant d’être rétablis pour libérer la place….

Aujourd’hui, il devient fréquent de ne plus pouvoir se faire soigner à l’hôpital public, de renoncer aux soins parce qu’ils sont trop couteux et que la malheureuse mutuelle ne fait pas l’affaire car on l’a pris en fonction de ses moyens et pas de ses besoins…sachant que certains n’en n’ont même pas.

Il est temps d’agir :

  • Nous avons besoin de maternités, de services d’urgences, d’hôpitaux de proximité avec des personnels en nombre suffisants, formés et en capacité de prendre soins des malades.
  • Il faut supprimer les dépassements d’honoraires, la rémunération à l’acte, les franchises médicales et instaurer un niveau de remboursement intégral des frais de santé.
  • Il faut développer une politique de prévention solide et durable en commençant par la lutte contre le mal travail.
  • Il faut prendre des mesures rapides pour permettre une couverture médicale sur l’ensemble du territoire même dans les zones les plus reculées où les plus modestes avec le développement de centres de santé publics, pluridisciplinaires.
  • Le droit à la santé pour tous est un droit fondamental, il faut faire des dépenses de santé une priorité, notre pays en a les moyens… Nous le réaffirmons, c’est une question de choix politique, de justice et d’égalité.

300 milliards de dividendes ont été versées aux actionnaires l’an dernier alors que dans le même temps c’est 230 milliards d’argent public qui sont donnés aux entreprises (exonérations cotisations, crédits d’impôts recherche, pacte de responsabilité…). La CGT ne cessera d’exiger une autre répartition des richesses, pour plus de justice sociale.

Les salariés du secteur de la santé et des organismes sociaux sont appelés à se mobiliser le 8 novembre prochain.

La CGT appelle l’ensemble de ses organisations à créer les conditions de la réussite de cette mobilisation, le droit à la santé doit être un droit pour tous les salariés, pour toute la population de ce pays,

Tous ensemble, mobilisons-nous le 8 novembre partout en France.















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