Communiqué de l’UD CGT 44 sur les violences en manifestations

samedi 23 avril 2016

Depuis le début du mouvement de contestation contre la loi Travail, les manifestations nantaises sont le théâtre de débordements dont les pouvoirs publics, certains élus et des organes de presse se font très largement écho : les casseurs sont montrés du doigt ; ce serait « des jeunes des cités qui n’ont rien à perdre et qui veulent exister et se montrer ».

La CGT tient à témoigner de sa propre vision du déroulement des manifestations :

  • On y voit des jeunes et moins jeunes manifester pacifiquement ; ils peuvent également, par précaution, s’équiper de sérum physiologique, foulards, cela n’en fait pas des casseurs pour autant. Le 31 mars, 30 000 manifestants, combien de casseurs ?
  • On y voit des forces de police ultra présentes, très près du cortège (depuis le tout début du conflit, avant toute casse) ; l’hélicoptère bruyamment stationné juste à la verticale en amont des rendez-vous et pendant des heures.
  • Enfin on voit des forces de l’ordre qui « choisissent » d’intervenir au moyens de lacrymogènes, grenades de désencerclement, flashball, canon à eau… au milieu des familles et des poussettes alors que la manifestation est calme et pacifique (samedi 9, jeudi 14 avril)

Au fil des manifestations, nous recueillons des témoignages toujours plus nombreux de manifestants de tous horizons qui se questionnent sur les stratégies mises en place par les forces de l’ordre :

  • -repousser les manifestants vers le centre-ville où sont concentrés les commerces.
  • -provoquer la panique (mouvements de foules, personnes renversées).
  • -charger l’ensemble des manifestants avec des moyens disproportionnés.
  • -tirer à l’aveugle sur du mobilier urbain, des vitrines de commerce, des manifestants pacifiques (blessures à par flasball, matraquage qui fait l’objet d’une enquête de l’IGS : ecchymoses, sutures, traumatisme…).
  • -s’opposer à l’enregistrement de leur image (destruction des téléphones, menaces à l’encontre des auteurs d’enregistrement).

Le sensationnel guide les lignes éditoriales. Les images de chaos inondent les journaux ; nous assistons désabusés à cette dérive médiatique : Quel écho, quel relai donné au fond du dossier (contenu de la loi, enjeu social et sociétal, propositions alternatives) ?




Communiqué de l’UD CGT 44 sur les violences en manifestations












Accueil du site |  Site réalisé par la Cgt et propulsé par SPIP.