Premier mai 2012 : manifestons pour changer nos conditions de vie et de travail

mardi 1er mai 2012

La crise économique et sociale qui touche le monde et plus particulièrement l’Europe sert de prétexte aux gouvernements et au patronat pour renier les acquis gagnés par les luttes de générations de salarié(e)s. Ainsi les conditions du droit à la retraite, d’accès à la santé et à la protection sociale sont-elles durcies en défaveur des salarié-es.

Le diktat des banques et des marchés aux Etats conduit ceux-ci à réduire le volume des fonctionnaires et des services publics, et même à baisser les salaires (-20% en Grèce). L’opposition entre les salariés, contre les immigrés, sert également à masquer les vraies responsabilités d’un pouvoir au service de l’argent.

La rigueur élevée au rang de solution économique seule capable de sauver les Etats ne peut qu’entrainer les populations dans une spirale infernale du chômage, de la pauvreté et la régression sociale. Cette situation est sans précédent depuis la dernière guerre mondiale.

Accepterons-nous que les générations qui viennent vivent moins bien que les précédentes ?

En Loire-Atlantique, la situation est également alarmante : des fleurons industriels sont en danger et les emplois menacés. C’est le cas aux chantiers de Saint-Nazaire, abandonnés par les pouvoirs publics aux lois du capitalisme le plus dur. Si cette industrie vient à disparaitre, c’est l’ensemble de l’économie locale tout entière qui en subira les conséquences. Bien d’autres entreprises sont sur la sellette pour cause de difficulté de financement ou de choix stratégique de rentabilité à court terme.

Pour la CGT, les programmes politiques des partis de gouvernement ne répondent pas à l’urgence ni à l’ampleur de la situation. La riposte doit s’organiser syndicalement, avec les organisations qui sont prêtes à une lutte qui s’annonce décisive face au pouvoir de l’argent. Cette lutte déterminera plus que jamais des choix de civilisation.

Ne soyons pas dupes ! Croire qu’on peut tirer individuellement son épingle du jeu est un leurre. S’organiser, se syndiquer, c’est se donner les moyens d’agir.

Les enjeux sont de remettre l’individu au centre de la chaine de création de richesses, de lui permettre de co-décider des stratégies d’entreprises et de partager justement les richesses produites, en augmentant les salaires. Ces droits, il faudra aller les chercher !

Les attaques patronales (en France)

Le projet d’accord national interprofessionnel proposé par les organisations patronales dans le cadre de la négociation « compétitivité-emploi » est inacceptable : il ne vise qu’à diminuer les rémunérations, assouplir le droit du travail en s’attaquant notamment à des dispositions essentielles du contrat de travail des salariés, libéraliser le licenciement, limiter le pouvoir des juges.

Nous refusons de négocier le « chantage à l’emploi ». Nous exigeons des organisations patronales :

® Qu’elles renoncent à ce projet visant la casse du droit social. Celui-ci ne ferait qu’aggraver la crise économique et sociale.

® Qu’elles discutent et négocient sur des solutions pérennes pour répondre à la crise, notamment en revalorisant les salaires, en développant l’emploi et les qualifications.

Manifestations à 10 h 30

• Nantes - place du Commerce

• Saint Nazaire - place de l’Amérique Latine

• Ancenis - Jardin de l’Eperon

• Châteaubriant - place de la Mairie













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