Négociation salariale Fonction Publique : le compte n’y est pas !

mardi 22 mars 2016

Avec près de 4 ans de retard, le rendez-vous salarial de la Fonction publique s’est tenu le 17 mars.

Si l’on ne peut que se féliciter de l’annonce par la ministre du dégel du point d’indice, décision à mettre au crédit des mobilisations des agents et de leurs organisations syndicales, les conditions dans lesquelles va s’opérer ce dégel (0,6 % en juillet 2016 et 0,6 % en février 2017) sont notoirement insuffisantes.

Soit une augmentation mensuelle nette moyenne autour de 20€ pour des agents C ou B en fin de carrière en mars 2017.

Les 0,6 % d’augmentation obtenus (et non 1,2 %) sont entièrement absorbés par les 0,3 % d’augmentation des cotisations retraites qui se répètent tous les ans depuis 3 ans et restent très inférieurs à l’inflation, pourtant faible. On nous donne d’une main ce que l’on nous reprend de l’autre ! Et donc les salaires net vont encore baisser.

Nous sommes donc loin du compte, la perte de pouvoir d’achat de 2010 à 2020 peut être évaluée à 10% soit près de 18 000€ de pertes cumulées pour un agent B en fin de carrière.

Les agents de la Fonction publique ne peuvent rester la variable d’ajustements budgétaires des injustes politiques d’austérité. Un service public efficace, au service d’une population en augmentation constante, implique aussi une reconnaissance par la rémunération de ses agents. Les déroulements de carrières des agents de la Fonction publique ayant connu un net ralentissement, il est infondé et malhonnête d’affirmer qu’ils ont bénéficié d’augmentations significatives du pouvoir d’achat pendant la période du gel du point d’indice.

Pour la CGT, une augmentation significative du point d’indice, cumulée à un rattrapage des pertes accumulées, restent les revendications fondamentales après ces presque 6 années blanches. La ministre doit donc revoir sa copie et revenir avec des propositions réellement ambitieuses.

D’autant qu’en parallèle, l’application unilatérale du protocole PPCR et du RIFSEEP va encore freiner davantage les carrières et individualiser les rémunérations.
La CGT exige l’abandon de toute forme de rémunération au "mérite", système injuste qui ne se fait qu’en prenant aux uns pour donner aux autres.

Les propositions de la ministre sont très éloignées des revendications défendues par la CGT et conduit celle-ci à appeler les agents à poursuivre la mobilisation.

Le préavis de grève déposé par la CGT du 17 au 31 mars doit permettre aux agents de s’inscrire dans toutes les actions organisées dans cette période.

Les fonctionnaires seront notamment dans la rue les 24 et 31 mars.













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