Communiqué de soutien des UDs de Loire Atlantique aux Goodyear

jeudi 4 février 2016

500 personnes à Nantes et 400 à Saint Nazaire se sont rassemblées aujourd’hui en soutien aux 8 de Goodyear. Cette première mobilisation réussie en appelle d’autres.

Pour la relaxe des 8 syndicalistes CGT de Goodyear Journée de mobilisation et de grève le jeudi 4 février

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République, mais mises au panier et classées sans suite.
Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, représentant du Ministère public, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de les condamner à 24 mois de prison dont la moitié ferme.

Le Tribunal d’Amiens a rendu son verdict : il condamne nos camarades à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve. Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quiconque ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe !

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et libertés des salariés à se défendre dans leur travail avec leurs syndicats.

LES ORGANISATIONS SYNDICALES NE LAISSERONT PAS EMPRISONNER LEURS MILITANTS !

L’Union Départementale des syndicats CGT de Loire-Atlantique, appelle, comme partout en France, à faire du jeudi 4 février 2016 une journée forte de mobilisation, par la grève et la manifestation, pour dénoncer cette répression, exiger la relaxe des militants CGT et une loi d’amnistie pour tous les militants condamnés dans le cadre d’un mouvement social.

Rassemblements à 11 h 30, à Nantes, devant le Palais de Justice à 14 h, à Saint-Nazaire, devant la Sous-Préfecture.

Les Unions Départementales cgt-FO, FSU et Solidaires de Loire-Atlantique apportent leur soutien à cet appel et invitent leurs militant-tes à se joindre aux rassemblements.

Lu sur le site de la CGT

Solidarité, émotion, détermination sont les mots qui caractérisent les rassemblements dans toute la France pour défendre les libertés syndicales.

Près de 80 initiatives dans de nombreuses villes de France pour dénoncer l’arbitraire patronale et condamner la violence sociale des licenciements et des conditions de vie et de travail dégradées.

Bien qu’il soit trop tôt pour donner un bilan définitif, beaucoup d’initiatives auront lieu en fin de journée, nous recensons déjà des mobilisations conséquentes : 10 000 pour l’Ile de France et les régions limitrophes, 1000 à Bordeaux, 500 à Nancy, 600 à Clermont-Ferrand, 1000 à Toulouse, 600 à Grenoble, 200 à Poitiers, 200 à Évreux…

Solidarité avec les GOODYEAR, exigence de relaxe pour nos camarades, aux côtés de ceux d’Air France et de toutes les victimes de la répression patronale pour demander justice dans une loi d’amnistie sont de plus en plus partagées.

Le soutien de personnalités du monde de la culture, associatif, juridique et politique, d’artistes, montre combien la question du droit de défendre son emploi ses revendications touche largement l’opinion et interroge la démocratie.

La détermination affichée dans les rassemblements signe l’échec du gouvernement et du MEDEF dans leurs tentatives d’intimidation.
Au travers des syndicalistes, ce sont les salariés qui sont visés.

Rien ne nous détournera de notre action à leurs côtés pour défendre les revendications et gagner le progrès social.

Montreuil, le 4 février 2016















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