L’intersyndicale CGT - CFDT - FSU - Solidaires écrivent au Préfet sur la question du logement d’urgence sur Nantes et le département

vendredi 19 septembre 2014

Les secrétaires des unions départementales CFDT CGT FSU Solidaires

à

Monsieur le Préfet de région et de Loire-Atlantique
Madame le maire de Nantes

Nantes, le 18 septembre 2014

Objet : logement d’urgence à Nantes et sur le département

Madame le Maire, Monsieur le Préfet,

La situation de l’hébergement d’urgence en Loire-Atlantique est préoccupante, depuis de trop longues années. S’il en fallait une actuelle et triste illustration celle, à Nantes, des « expulsés » de la rue des Stocks et du Presbytère Saint Médard en est une. Au-delà du statut, ou plus exactement de l’absence de véritable statut, du public concerné – qui n’excuse en rien des méthodes brutales de la force publique – c’est la grande limite de conception de l’hébergement d’urgence qui est ainsi révélée.

Déjà, en 2012, notre intersyndicale vous témoignait de l’insuffisance criante de places, du recours trop limité déjà à l’époque des foyers nantais Saint Martin et Gustave Roch. La centaine de places supplémentaires, promise un temps par le préfet de l’époque, n’a pu être réalisée. En deux ans la crise sociale s’est aggravée très sérieusement et l’exclusion gagne du terrain partout en France, y compris en Loire-Atlantique. Il n’est plus possible de se limiter – comme on le fait depuis toujours – à une gestion de la rotation des flux d’urgences,
à la priorisation de critères qui de facto négligent les personnes isolées où des cas plus en rupture que d’autres, ou plus marginaux, ou plus en souffrance.

Dans le contexte présent et passé, les responsabilités publiques sont évidentes. La faiblesse des moyens de l’État est encore plus exposée aujourd’hui qu’hier par les limites budgétaires, le 115 est trop souvent
inopérant ou aux abonnés absents pour répondre concrètement aux sollicitations.

La ville de Nantes a des réponses liées à une approche qui reste limitée d’un problème qui est pourtant d’une grande urgence humanitaire. Qu’en sera-t-il aux premiers frimas à venir ?

Nous renouvelons ici l’obligation de politique publique consistant à prévoir, penser et proposer un logement d’urgence adapté aux familles comme aux personnes isolées, sans conditions de rejet.

Notre intersyndicale entend pouvoir vous rencontrer afin d’envisager les conditions à réunir pour une meilleure concertation des acteurs du territoire sur le sujet de l’exclusion et du logement d’urgence. Notre action, distincte par son entrée syndicale de celle du collectif constitué autour de la rue des Stocks, est
solidaire de la cause défendue par ce dernier au service des populations en grande détresse.

Pour l’UD CFDT Pour l’UD CGT Pour l’Union syndicale solidaire Pour la FSU
Franck Truong Fabrice David Jean Brunacci Didier Hude















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