Soutien aux cheminots en grève, Rdv à 11h30 le 17/06 devant le conseil régional

mardi 17 juin 2014

Nos camarades cheminots sont en grève illimitée depuis le 10 juin pour exiger une autre réforme ferroviaire que celle, très libérale, que souhaite imposer le gouvernement.

Ce dont ont besoin les citoyens et les cheminots, c’est d’un service public ferroviaire de qualité, répondant aux besoins des populations, aux exigences environnementales du 21ème siècle et à la nécessaire sécurité des usagers.

Non à cette réforme qui amplifie encore la casse du service public pour le livrer aux appétits capitalistes.

Malgré les attaques relayées par les médias pour discréditer le mouvement, notamment autour des difficultés pour les bacheliers à se rendre aux examens du bac de philosophie (attaque cassée par le soutien affiché de l’Union Nationale Lycéenne), nos camarades tiennent bon et la mobilisation est de haut niveau.

Il s’agit maintenant d’élargir le mouvement pour que ce combat pour le développement du service public ferroviaire ne soit pas uniquement porté par nos camarades cheminots. Il s’agit également de faire converger nos luttes, au niveau national comme local (Intermittents, Seita / Trelleborg, Postiers....) car toutes relèvent de la même stratégie : la loi du marché (de la jungle), de la concurrence permanente du tous contre tous, de la rentabilité maximum au mépris des besoins sociaux.

Afin de marquer nos convergences, l’UD CGT 44 invite tou(te)s les salarié(e)s disponibles à se rendre massivement, mardi 17 juin, à partir de 11 h 30 devant le siège du Conseil Régional Pays-de-la-Loire, à Nantes, où les camarades cheminots viendront interpeller les élus locaux sur leurs responsabilités, et particulièrement celle du Président Auxiette, dans cette casse programmée de notre service public ferroviaire.

Une restauration (sandwichs) est assurée sur place.

Les personnels de la SNCF sont fortement mobilisés contre la réforme qui doit passer aujourd’hui au parlement et qui vise à des nouveaux sacrifices pour les usagers, l’entreprise et les personnels.

Aujourd’hui, en 2014, plus de 3 400 kilomètres de voies nécessitent de rouler au ralenti, en raison de l’état des infrastructures. Un chiffre qui continue à progresser malgré l’augmentation des chantiers de modernisation.

Le projet de loi demande plus de productivité, plus de marges, mais le problème de la dette n’est pas réglé. Largement liée au financement des lignes à grande vitesse (LGV), la dette coûte 1,7 milliard d’euros d’intérêts versés aux banques chaque année, soit à peu près ce qu’il manque pour financer les travaux de régénération et d’entretien nécessaires.

Aujourd’hui, s’enfermant dans le dogme de la réduction budgétaire, RFF comme la SNCF tentent de faire toujours plus de travaux avec toujours moins de moyens. Cela se traduit par des appels à la sous-traitance à plusieurs étages avec des contrats précaires

Pour mémoire des faits récents :

- accident de Brétigny (7 morts et des dizaines de blessés)
- problème de rames de train trop larges et rabotage des quais

Sans compter les conditions déplorables de voyage pour les trains de banlieue, les nombreux retards, les pannes de trains, etc...

Pour la CGT la volonté de réduire les coûts à marche forcée, pour préparer une privatisation et l’ouverture à la concurrence à une incidence sur la sécurité des passagers et sur les conditions de travail des personnels.

Une autre réforme de la SNCF est possible, la CGT (plate forme commune avec l’UNSA et SUD Rail) a fait des propositions dans ce sens.

« Alors qu’ils sont pris en étau par une réforme qui tend à les faire disparaître, les cheminots sont accusés par les médias de « prendre le bac en otage ». C’est vraiment moche.

Cheminots, nous n’en sommes pas moins parents. Pour certains, nos enfants sont aussi concernés par cette période d’examens. Nous sommes donc bien conscients du stress qui peut être le tien.

Toi qui prends le train tous les jours, tu as déjà pu constater les fermetures de gares, de guichets, les disparitions de contrôleurs, de certains trains ou leur remplacement par des cars. Tu as également pu constater que les prix des billets ne baissent pas pour autant. Les cheminots ont donc cessé le travail car le projet de loi sur la réforme ferroviaire se discutera à l’Assemblée Nationale à partir du 17 juin. En fonction de l’issue des débats, ta situation d’usager du rail pourrait bien s’aggraver.

Notre cible est bien ce « débat » parlementaire et non pas tes examens. Nous ne sommes pas responsables de ce calendrier imposé par le gouvernement.

Vu l’inflexibilité du gouvernement, il semble par contre inévitable que la grève se poursuive au début de la semaine prochaine.

Jeune, organise-toi dès maintenant pour aller à l’examen détendu et décroche ton bac. :)

Tu pourras être fier(e) de ton diplôme, comme nous le sommes d’être cheminots et de défendre le service public.

Parmi les emplois sauvés aujourd’hui, il y a peut-être ton job de demain ou celui de tes copains. »













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