Inspection du travail en danger, venons tous les soutenir !

jeudi 30 janvier 2014

Dans la vie professionnelle d’un salarié, c’est rarement un long fleuve tranquille, et en cas de conflit ouvert avec l’employeur, il y a trois grands recours possibles : le syndicat, l’inspection du travail et les prud’hommes.

Trois institutions que le patronat veut museler.

Étrangement, le ministre du Travail, Michel Sapin a engagé une réforme de l’inspection du travail qui va remplir en grande partie cet objectif :

  • - diminution des effectifs de contrôle (moins huit emplois sur cinquante existants dans le 44 par exemple)
  • - rajout d’un niveau hiérarchique d’encadrement susceptible de remettre en cause l’indépendance des agents de contrôle dans l’exercice de leurs missions
  • - suppressions des contrôleurs du travail par le biais d’un plan de promotion partiel (15 % des B passeront A) et surtout, par le non remplacement des départs à la retraite
  • - réduction des horaires d’ouverture au public (ouverture maintenant de 08h30 à 12h00) empêchant de fait au public l’accès au service des renseignements

Alors, pour défendre les missions essentielles de service public exercées par l’Inspection du Travail au bénéfice des salarié-es, la CGT appelle à une large mobilisation le 30 janvier, à 09h00 place du Cirque et 11h00 place Bretagne à Nantes.

Faisons reculer Sapin sur sa réforme anti salariés !


Tract 30 janvier
Lettre à Mme la Députée

Nantes , le 30 janvier 2014

Communiqué de presse CGT : l’inspection du travail en grand danger !

Suite à l’appel intersyndical (CGT, FSU, Solidaires) des personnels de l’inspection du travail, en opposition complète à la réforme SAPIN de cette institution, une centaine de personnes (agents du ministère et salariés du public comme du privé) ont eu deux initiatives ce 30 janvier 2014 :

une interpellation du parti socialiste de Loire-Atlantique (place du cirque à Nantes) où une délégation a pu détailler la casse envisagée pour l’emploi public et les usagers.
un envahissement du CTR (comité technique régional) de l’inspection du travail, Tour de Bretagne : la présence de salariés du ministère et de structures interprofessionelles a été saluée par les syndicats de la DIRECCTE : cette présence est bien le signe d’une prise en compte des organisations syndicales qui défendent les intérets des salariés , et des usagers et pas un mouvement corporatiste.

Mr Ricochon, directeur de la DIRECCTE, n’a pas convaincu les salariés sur les objectifs de la réforme qui prétend donner des moyens supplémentaires à ce corps d’État.

En fait d’augmentation de moyens, les effectifs d’agents de contrôle seront réduits de manière drastique : En Loire atlantique ils passeront de 52 actuellement à 42 en 2015, avec de surcroit des taches administratives accrues consécutives au dégraissage des postes administratifs.

c’est encore un signal au patronat qui est donné : moins de contrôle donc plus de "tranquillité" sur le respect du droit du travail, après le cadeau sur le poids des "charges" (les parts patronales de la politique familiale par exemple) déjà entérinées.

La communication ministérielle est outrageusement trompeuse.

Au final Mr Ricochon l’a concédé : « l’inspection du travail n’est pas un secteur sanctuarisé » , à l’instar de nombreux ministères, dans le cadre des politiques de réduction des dépenses publiques.

Ces attaques du gouvernement contre les "garde fous "d’un libéralisme débridé sont de plus en plus insupportables : l’inspection du travail (mais aussi la prud’homie qu’on veut vider de sa substance) doivent retrouver leurs rôles de contrôle et de justice, dans l’intérêt des salariés de plus en plus malmenés par le monde du travail.

le pacte social ne survivra que dans ces conditions.

Le syndicat CGT travail-emploi-formation professionnelle -Région Pays de la Loire

et L’Union Départementale CGT 44













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