Communiqué CGT suite à la marche pour le Climat ce samedi 08 décembre

samedi 8 décembre 2018

La CGT avec d’autres syndicats, associations et partis politique engagés pour le progrès social et environnemental, ont rejoint le cortège de la Marche pour le climat (prise de parole CGT et solidaires ci dessous).

Cette manifestation a ensuite fait la jonction avec les gilets jaunes de façon naturelle et en convergence sur les revendications pour l’urgence sociale qui est indissociable de l’urgence climatique. Ainsi, aux 4000 personnes de la Marche se sont joints 3000 militants (syndicaux associatifs et politiques), gilets jaunes. Des applaudissements nourris ont accompagné cette jonction.

Ces 7000 personnes se sont retrouvés devant la préfecture pour demander la justice sociale pour résoudre l’urgence climatique.

Ce rassemblement pacifique a fait l’objet de gazages pour le disperser alors qu’aucune violence n’avait été perpétrée à l’égard des forces de l’ordre ni aucune dégradation de biens.

La police joue les incendiaires pour discréditer le mouvement social en cours dans une stratégie de la tension et de la dramatisation . Alors que la colère s’exprime devant l’urgence sociale et l’injustice fiscale, le pouvoir tente de détourner l’attention pour ne pas répondre précisément à une population sans perspectives économiques et sociales, et sans prendre les mesure nécessaires face au défi climatique.

La CGT exige l’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux et appelle d’ores et déjà à continuer les mobilisations sous toutes les formes possibles (AG, débrayages, grève, manifestations ou blocages des flux économiques) et donne RDV pour les prochaines grandes journées de mobilisations le 14 décembre et le 18 décembre .

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Prise de parole intersyndicale CGT Solidaires - Manif CLIMAT du 8 décembre 2018

Depuis des décennies, le niveau de vie des salarié-e-s, des privé-e-s d’emplois et retraité-e-s se dégrade.

La préoccupation grandissante d’une majorité de la population est simplement de savoir comment boucler les fins de mois.

L’écart se creuse de plus en plus entre la majorité de la population et les plus riches pour lesquels le gouvernement a des égards sans limites : suppression de l’ISF, baisse des cotisations sociales et crédits d’impôts (CICE, etc.).

La baisse des financements publics, combinée aux privatisations des services publics, accroît la fracture sociale et les inégalités entre les territoires, en laissant de plus en plus de citoyens sans services publics de proximité.

Ce contexte politique qui « tire » toujours sur les plus précaires et les plus fragilisés au profit des plus riches amène une colère grandissante.

L’absence de réponses concrètes et immédiates du gouvernement et du patronat, leur refus d’ouvrir de véritables négociations, génèrent une légitime colère dans la population.

L’intersyndicale CGT, Solidaires partage cette colère et porte depuis des mois la nécessité de répondre aux urgences sociales.

Dans le même temps, la planète brûle, les glaces fondent, l’air est irrespirable, les sols et rivières sont pollués, les déserts avancent, la famine fait des ravages ici pendant qu’on assiste à de gigantesques gâchis ailleurs. Des milliers d’espèces animales et végétales sont en voie d’extinction.

Ces catastrophes économiques et climatiques poussent des millions de gens sur les routes, à travers les mers, en quête, d’une vie meilleure.

Le tableau est bien noir. Mais que font les gouvernements, qu’engagent les multinationales aux moyens financiers surpassant les États ? Presque rien.

A qui revient La faute ? A la fatalité ? Au manque de responsabilité des populations ?

Non ! C’est le modèle capitaliste qui pille les ressources, affame les peuples et pousse à la guerre des régions entières du globe ; Lui qui vole les richesses produites par tous les travailleurs sur la planète.

Ce sont les puissances de l’argent qui polluent sans vergogne en mettant en place le dumping social et environnemental, en jouant avec les incohérences réglementaires, la rivalité entre les territoires.

Le gouvernement, celui-ci et ceux avant lui, en est un relai complaisant et facilitant : les dispositions fiscales avantageuses, les attaques contre les droit des salariés, retraités ou privés d’emploi permettent l’accumulation des profits de même que les lois permissives en matière d’environnement sont un droit de polluer à peu de frais.

Le gouvernement est donc responsable de la crise en cours car la politique qu’il mène dans les transports comme dans les autres domaines, n’est ni cohérente avec l’urgence climatique ni juste socialement. Aucune mesure ambitieuse n’a été prise pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer autrement. Cette prétendue fiscalité écologique épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme le trafic aérien ou le transport routier de marchandises.

L’urgence sociale et l’urgence écologique sont aujourd’hui totalement imbriquées.

La politique gouvernementale aggrave l’une et l’autre et espère diviser celles et ceux qui en sont les victimes. Et il est illusoire de prétendre répondre à l’une en tournant le dos à l’autre.

Ce n’est pas aux pauvres de payer la transition écologique : Faisons payer les riches, les immensément riches !

Tout l’enjeu pour nos organisations est que la colère qui s’exprime se transforme en un rapport de force conséquent qui permettra d’exiger et d’obtenir de réelles avancées sociales ; une société juste dans laquelle chacun-e a une place dans une vie digne, et qui ne compromet pas les générations futures dans un environnement préservé.

En méprisant les organisations syndicales et en appelant à la disparition pure et simple des corps intermédiaires, le gouvernement méprise les salariés, les privés d’emplois, les retraités.

Des salariés luttent et gagnent sur leurs revendications dans les entreprises, les services publics chaque jour.

Exigeons la revalorisation du Smic à 1800 euros et des minima de branches, l’arrêt du recours massif aux contrats précaires et une meilleure couverture par l’assurance chômage, en lieu et place des baisses programmées.

Exigeons le retrait du plan d’économies sur les allocations chômage de 10% en 3 ans.

Une colère légitime s’exprime avec force dans notre pays, sous des formes diverses.

Nos organisations, CGT et solidaires, invitent l’ensemble des salariés du privé et du public, des privés d’emplois, des retraités, des lycéens, des étudiants à se réunir en assemblées générales, à débattre de cahiers revendicatifs et décider collectivement des modalités d’action pour construire un rapport de forces de grande ampleur qui réponde aux enjeux sociaux et environnementaux, auxquels nous sommes confrontés.

POUR L’HUMAIN

POUR LA PLANÈTE

Justice sociale et urgence climatique même combat !

Nantes, 8 décembre 2018















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