Manifester est un droit. Nous n’accepterons pas le « sois jeune et tais-toi » !

samedi 17 février 2018

Communiqué de l’intersyndicale départementale CGT, FSU et Solidaires de Loire-Atlantique

Manifester est un droit. Nous n’accepterons pas le « sois jeune et tais-toi » !

En Loire-Atlantique, depuis le début du mois, la police est sur les dents. Elle obéit à des consignes inquiétantes pour interdire dans les faits les manifestations de rue aux jeunes, aux étudiants, ainsi qu’aux enseignants qui sont à leurs côtés et à leurs organisations syndicales respectives. Face à une réforme qui organise toujours plus la sélection scolaire et universitaire une large composante des organisations syndicales lycéennes, étudiantes et enseignantes a choisi d’expliquer les dessous du projet gouvernemental, conçu pour ordonnancer le tri social.

Les mouvements lycéens et étudiants ont toujours eu des modes d’organisation spécifiques, basés sur des moments d’élaboration collective. Les syndicats y sont présents et souvent, pour les plus mobilisés, solidaires des prises de décision. Les appels à manifester engagent donc les composantes de plusieurs fédérations et confédérations syndicales de salariés. Ce mouvement responsable, légal et républicain n’est en rien délictueux.

Depuis les différentes phases de manifestations contre la Loi Travail, la conception nantaise du maintien de l’ordre s’est durcie. Elle répond même à une conception militarisée du matériel répressif, clairement destiné à intimider et blesser, à mutiler (fusils, lanceurs de balles, grenades…). Cette violence symbolique et physique est révoltante. Elle atteint dans les faits le droit de manifester avec une systématisation des interdictions de parcours, un usage disproportionné de l’arsenal répressif, et désormais des blessures physiques délibérément provoquées.

Les dernières déclarations du Directeur Départemental de la Sécurité Publique 44 nous confirment que la Préfecture adopte une logique hallucinante de « répression préventive ». Nous n’accepterons jamais que les contestations sociales ou sociétales soient considérées a priori comme attentatoires à l’ordre public. Le climat de peur et de répression qu’installe la préfecture de Loire-Atlantique ne saurait éteindre l’expression des mécontentements sur les politiques gouvernementales menées. Nous appelons Madame la Préfète à urgemment reconsidérer sa stratégie d’encadrement des manifestations à Nantes qui ne conduisent qu’à accentuer des tensions sociales déjà très prégnantes.

Oui au droit de manifester ! Non à la militarisation de la police !

Nantes, le 16 février 2018















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