Retour sur la mobilisation du 16 novembre en Loire Atlantique et communiqué de presse

jeudi 16 novembre 2017

4000 manifestants à Nantes, 1500 à Saint-Nazaire, 150 à Chateaubriant, contre les politiques libérales de Macron et pour une société juste et solidaire.

La manifestation nantaise s’est poursuivie par une AG place du Bouffay, en centre ville nantais pour échanger sur les suites du mouvement.

Face à l’offensive tous azimuts de la bande à Macron, ne lâchons rien !

Ci dessous le communiqué de presse sur le dispositif policier liberticide et dangereux pour la sécurité des manifestant.es (notamment 11 grenades de désencerclement lancées en 9 secondes à l’arrivée du cortège)

11 grenades en 9 secondes comme cadeau d’arrivée !

Communiqué de presse

La manifestations nantaise du 16 novembre 2016, organisée par la CGT, FO, FSU, Solidaire et l’UNEF, s’est déroulée dans un contexte de dispositif policier disproportionné mis en place par la préfecture.

Le parcours annoncé par l’intersyndicale, et non interdit préalablement par la préfecture, n’a pu être emprunté par les manifestants à partir du bas de la rue du calvaire vers la place Bretagne, Talensac et pont Morand.

En arrivant à cet endroit le cortège s’est vu opposé un cordon de police. Aucune discussion n’a été possible et les manifestants ont été gazé sans sommation préalable , obligeant la manifestation à se replier vers le cours des 50 otages.

Cet acte constitue une remise en cause du droit de manifester, de plus en plus large à Nantes puisque les manifestations sont cantonnées à quelques axes qui semblent prédéfinis par la préfecture, mais sans que celle-ci le dise de façon claire et officielle.

Pourtant, à la demande du directeur de cabinet et du directeur départemental de la sécurité publique, l’intersyndicale s’est rendue à une réunion lundi dernier en préfecture pour évoquer l’organisation de cette manifestation. Jamais lors de cette réunion les représentants de l’Etat n’ont envisagé d ‘interdire cette partie du parcours même s’ils ont évoqués des risques pour des commerces qu’ils disaient ne pouvoir protéger. on croit rêver vu le dispositif policier déployé ce 16 novembre à Nantes !

Lors de cette réunion, c’est toujours le flou qui a prévalu et non des décisions claires de la préfecture. Ce manque de clarté ne vise –t-il pas à masquer des intentions politiques de l’État qui seraient inavouables ?

Les manifestations depuis la rentrée se terminent sans heurts et avec des gestes symboliques et pacifiques. C’est le sens de l’initiative prévue ce jour qui consistait en l’occupation de la place Royale pour y tenir une assemblée. Là aussi nous l’avions annoncé préalablement et la préfecture ne l’avait pas interdite. Le cortège a, une nouvelle fois , été gazé et des grenades de désencerclement ont été abondamment envoyé sur les manifestants à hauteur de tête ce qui est contraire aux procédures : au moins 5 syndicalistes CGT ont été blessé et 1 hospitalisé.

La CGT condamne cette escalade de la répression contre les opposants qui manifestent contre les politiques antisociales et alerte sur le préalable que constitue cette interdiction, de facto, de manifester à Nantes.

Enfin, la CGT 44 accompagnera les syndiqués qui vont porter plainte pour les blessures reçues par la police.

Nantes le 16 novembre 2017.

À Saint-Nazaire, c’est Noël, les manifestants ont les boules...
Près de 1 500 manifestants se sont réunis place de l’Amérique Latine à Saint-Nazaire (44) ce jeudi 16 novembre 2017 à l’appel unitaire des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et UNEF. Les prises de paroles se sont succédées ayant toutes le même objectif de lutter contre la discrimination sociale imposée par le Jupiter Macron président de la République. FO dénoncera, en la voix de Yann Le Foll, Secrétaire départemental, que « ...ce qui se prépare est un gigantesque recul social, pire que la loi travail... » approuvé par Véronique Moha pour Solidaires qui se félicite du retour de ce syndicat dans le girond protestataire en appuyant le discours pour dire au monde capitaliste que « ...nous valons plus que leurs profits ! ». Erick Lermusiaux, pour FSU, enfoncera le clou pour parler du rêve du gouvernement « ...de voir tourner la société autour de l’entreprise et de ses profits et non autour de l’humain et de ses besoins ». À Cédric Turcas, Secrétaire départemental, pour la CGT de rappeler une page d’histoire sur le programme du Conseil National de la Résistance et du « bien tout ce qui nous fait vivre ensemble, le code du travail, les services publics, la santé, le logement qui sont sacrifiés sur l’autel de la finance aujourd’hui par un banquier élu démocratiquement par ces mêmes salariés qui vont devoir renoncer aux soins, à l’accès au logement par exemple. Si çà, ce n’est pas une lutte de classe ! Il faudra nous expliquer ! […] Voilà la véritable philosophie du texte, voilà pourquoi la CGT s’oppose à cette vision de la politique économique de ce gouvernement ».
Les lycéens, et leur syndicat SGL, sont venus ponctuer ces interventions en montrant leur implication aux revendications qui traceront leurs vies avant que le cortège se forme pour passer devant la mairie, où le maire PS a appelé en son temps à voter Macron !

Patrice Morel


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