Scandale à Montoir : ce sont 14 122 113 m3 de gaz qui ont été brûlés depuis le début de l’année 2012 pour un montant de 11 862 575 €.

lundi 29 octobre 2012

LOGIQUE DE MARCHE = SPÉCULATION = POLLUTION = GASPILLAGE

Ci-dessous le communiqué de presse édifiant de la FNME- CGT en septembre 2012, qui explique que s’il n’y a pas de preneur sur le « marché » on peut brûler à la torche 11 862 575 € de gaz !

La libéralisation et marchandisation du secteur en Europe ont mis à mal l’optimisation de la chaîne gazière, de l’approvisionnement à la commercialisation en passant par la desserte. Tandis que le prix du gaz ne cesse d’augmenter au bénéfice des seuls actionnaires, la période de froid de cet hiver a corroboré l’incapacité du marché à assurer la sécurité l’approvisionnement et de desserte.

Les groupes comme GDF SUEZ ou TOTAL se positionnent à l’international pour soutenir le profit des actionnaires en se désengageant d’actifs stratégiques gaziers sur le territoire français. Associés au dogmatisme du marché, les enjeux financiers ont dénaturé la conception de service public et mettent à mal l’efficacité industrielle.

Cette politique, non contente de morceler les infrastructures et dés-optimiser la chaîne gazière, voit à ce jour poindre le danger de l’arrêt de la fourniture et donc du service public.
La spéculation aiguille les bateaux transportant le GNL vers le marché asiatique.

Depuis le début de l’année 2012, le terminal méthanier de Montoir de Bretagne a vu diminuer ses réceptions de navires de 70% avec un impact conséquent sur l’activité du port de Saint-Nazaire.

Pendant ce temps, les fournisseurs, avec un marché en excédent, ne sécurisent pas leurs engagements auprès des stockages, mettant à mal leur rôle stratégique pour le pays. Deux stockages sont d’ores et
déjà mis en veille tandis que l’on peut voir le gaz brûler à la torche du terminal de Montoir ; ce sont 14 122 113 m3 qui ont été brûlés depuis le début de l’année 2012 pour un montant de 11 862 575 €.

Quel gâchis environnemental et financier !

Rajoutons-y plusieurs milliards investis par les transporteurs au service de la « libre circulation de la marchandise » qui participent à la hausse des prix et au Monopoly capitalistique (ouverture du capital deGRTgaz, projet de cession de TIGF) sans création d’emplois et alors que les quantités d’énergie transportées baissent.

A contrario le commercialisateur GDF SUEZ n’engage pas d’action incitative vers l’usager devenu un client potentiellement volatile et GrdF cible son développement dans la densification de son réseau -en oubliant son extension- pour satisfaire l’actionnaire.

D’ailleurs, ce sont toutes les infrastructures de l’ancien Gaz de France qui servent aujourd’hui de pompe à finances pour les actionnaires de GDF SUEZ : 3 Milliards d’euros « remontés » en 2011 avec de graves conséquences sur l’endettement et le service public du gaz.
Pendant ce temps, les plans de réductions des coûts, d’abandon d’activités, de fermetures de sites, de cessions d’actifs se multiplient … tout comme les augmentations de tarifs pour les usagers...

le communiqué source :
http://www.fnme-cgt.fr/pages/communique.php?id=235















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