Semaine de débrayage à l’Hôpital Intercommunal du Pays de Retz (HIPR)

mercredi 26 juillet 2017

La CGT appelle les personnels à une semaine de débrayage à l’Hôpital Intercommunal du Pays de Retz, du jeudi 27 juillet au jeudi 03 août.

Les salarié-es de l’HIPR se rassembleront pour une manifestation le 1er août de 14h00 à 16h00 sur le parvis de l’hôpital pour dénoncer l’Hôstérité dans leurs établissements, avec ses conséquences désastreuses pour les soignant.es et les soigné.es :

  • Turnover incessant dans les services
  • Changement de site ou service journalier pour les remplaçants
  • Intégrer 9 fiches de poste par agent du pôle hôtelier
  • Matériel défectueux ou manquant
  • Manque d’animation dans les services

Il n’y a plus le temps :

  • - de parler avec les résidents
  • - De parler avec les collègues
  • - De parler avec les familles
  • - D’accueillir les résidents dans de bonnes conditions, chambres propres, repas en assiettes et non en barquettes
  • - de prendre soin

tract HIPR

PORNIC
La CGT dénonce des mauvaises conditions de travail, une hausse de l’absentéisme.

À partir de jeudi, les agents de l’hôpital intercommunal du Pays de Retz sont appelés par la CGT à se mettre en grève. Le mouvement ne devrait pas perturber le fonctionnement des cinq sites de l’établissement. Mis à part peut-être le mardi 1er août. Un débrayage de deux heures (entre 14 heures et 16 heures) est organisé devant l’entrée du site de Paimboeuf.

Cette semaine de protestation est un nouvel épisode dans les relations tendues entre le syndicat et la direction de l’hôpital.

Pour Sandra Pinel, déléguée CGT : « Les conditions de travail des agents ne cessent de se dégrader. La prise en charge des patients également. Des familles nous ont fait part de leur mécontentement ».

Une forte hausse de l’absentéisme lors des six premiers mois de l’année

Elle pointe du doigt « un effectif insuffisant pour assurer des soins de qualité et la sécurité dans l’exercice professionnel », et demande également « l’arrêt du turnover des remplaçants, la révision du pôle hôtelier fraîchement restructuré et l’amélioration des conditions de travail dans le respect de la santé des agents »

Selon elles, les « agents n’en peuvent plus. Au 28 juin, l’augmentation des arrêts maladie est en progression de 46 % par rapport à l’an dernier. 50 % de l’équipe soignante est sous anxiolytiques ou sous antidépresseurs », assure-t-elle.

Des chiffres que conteste la direction. Selon elle, « l’absentéisme a progressé de 38 %. Effectivement, cela semble très élevé. Mais il faut analyser ces chiffres. Nous avons actuellement 24 personnes en congé maternité. Cela reste exceptionnel. Cela n’a rien à voir avec les conditions de travail. La plupart se sont arrêtées au bout de deux ou trois mois. Pour les agents étant sous anxiolytiques ou sous antidépresseurs,
c’est invérifiable »

La CGT aimerait un geste de la direction.

« L’hôpital a généré un excédent cette année. Nous voulons davantage de renforts »
Elle souhaite un assouplissement de plan de retour à l’équilibre. Pas question, répond Thierry Fillaut, le directeur. « Cet excédent est le fruit d’une hausse de l’activité de certains services et non pas d’une compression supplémentaire sur le personnel. Il y a un surcroît de recettes. Nous avons adapté nos moyens pour cet été en débloquant plus de 400 000 EUR pour renforcer les équipes. Les titulaires vont tous pouvoir prendre trois semaines de congés d’affilée. Nous envisageons également d’embaucher trois animateurs ».

Nicolas Aufauvre ■
Presse Océan 2017
lundi 24 juillet















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