Pourquoi avons nous quitté la Tour Bretagne ?

mercredi 12 juillet 2017

Communiqué intersyndical

Suite à l’assemblée générale du 30 juin 2017 du personnel du ministère du travail basé dans la Tour de Bretagne, plusieurs agents ont fait valoir leur droit de retrait et ont donc quitté leurs bureaux.

Pourquoi un droit de retrait ?

Le code du travail prévoit l’exercice de ce droit dès qu’un travailleur a un motif raisonnable de penser qu’il est exposé à un danger grave et imminent.

La jurisprudence a reconnu l’exposition à l’amiante comme un danger grave et imminent, même si les conséquences de cette exposition peuvent intervenir longtemps après la contamination.

Les taux de fibres d’amiante dans l’air mesurés ces dernières semaines lors des déclenchements des volets et clapets de désenfumage sont considérables, allant jusqu’à des taux proches de 200 fibres/litre d’air sur 24 heures ! On est à des niveaux d’exposition 40 fois supérieurs au seuil autorisé.

Il y a donc bien exposition à l’amiante des travailleurs, avec des pics lors du déclenchement de ces volets et clapets.

D’ailleurs, le droit de retrait n’a pas été contesté par le ministère du travail et la direction locale a pris la décision de reloger l’ensemble des agents.

Depuis combien d’années ?

C’est toute la question, puisque c’est l’entreprise Dalkia qui a sonné l’alarme en 2017 alors que les diagnostiqueurs amiante successifs n’avaient pas signalé la dégradation, pourtant visible à l’œil nu de ces éléments amiantés (des photos le démontrent).

La sécurité ne peut être garantie aux travailleurs de la Tour puisque des déclenchements intempestifs des volets et des clapets peuvent se produire à tout moment, comme cela s’est à nouveau produit le 4 juillet 2017 au 5ème étage, nécessitant l’évacuation immédiate de la seule personne qui n’avait pas fait valoir son droit de retrait.

Ce risque ne peut pas être maîtrisé. Les travailleurs peuvent donc y être exposés à tout moment.

De plus, des taux importants ont été mesurés aux 20ème et 21ème étages sans qu’aucune explication ne puisse être apportée à ce jour. Ces mesures démontrent la présence permanente de fibres d’amiante dans l’air qui circule dans la Tour.

Aujourd’hui, les agents refusent que leur santé soit sacrifiée et ont choisi de se protéger en exerçant leur droit de retrait, dans l’attente du désamiantage des locaux.















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