Victoire pour les salariés de DESCOURS ET CABAUD ATLANTIQUE

jeudi 2 mars 2017

Après 3 jours de grève les salariés de l’entreprise DESCOURS ET CABAUD ATLANTIQUE ont obtenu satisfaction d’une bonne partie de leurs revendications :

  • - 100 euros net /mois
  • - Embauche de nouveaux salariés
  • - Accélération des mesures concrètes concernant la sécurité et mise en place urgente de ces mesures
  • - paiement des jours de grève (2 sur 3)
  • - paiement de 2h supplémentaires au tarif de nuit pour l’équipe de nuit

100% des ouvriers étaient en grève ! Motivés à ne rien lâcher !

De nombreuses et nombreux camarades sont venus les rencontrer( merci à eux !!) !!

Ils ont repris le boulot ce matin !

BRAVO !

Voici le texte de l’un d’eux :

La Métallurgie, d’acier, de chair et de sang

C’est toujours difficile d’expliquer une grève, surtout dans un métier comme le nôtre dont peu ont entendu parler.

On travaille avec des ponts roulants.

Un pont roulant, c’est la grosse poutre jaune là-haut posée sur deux rails.

Il permet le levage et le transport de charges, de 5 à 7 tonnes chez nous (sic).

Et nous on transporte de l’acier. Attention à pas prendre une barre sur la tête, sinon vous êtes mort.

Le ton est donné dès signature du contrat, tu seras préparateur de commande mon fils !

Nous, on a des commandes qui mesurent 15 mètres et pèsent 25 tonnes.

Et quand on va bosser, on risque notre peau, et aussi celle des autres.

Et il y a le sous- effectif, le retard, la pression, les accidents qui grimpent en flèche, les arrêts maladie, les prises de risque ...

Et puis quoi ? Trois accidents en un mois.

Jusqu’à quand ? La mort d’un collègue ?

Ce n’est pas seulement une question d’augmentation, c’est avant tout la question de la mise en danger de la vie d’autrui, et arrive un moment où il faut savoir dire STOP !

C’est pour cela que nous réclamons une prime de risque, une formation solide pour les nouveaux embauchés ET les intérimaires.

Et une véritable reconnaissance salariale pour les responsabilités et le danger que nous affrontons quotidiennement, pour les collègues blessés, et parce qu’il est révoltant de partir au travail, la boule au ventre, en se demandant :

  • C’est qui le prochain ? Pourvu que la journée se passe bien...

En vous souhaitant, à vous aussi, une bonne journée.

Grégoire













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