Ouvertures dominicales des commerces à Nantes, nouveau recul ?

dimanche 11 décembre 2016

Il y a deux ans les élus de Nantes Métropole votaient le principe de l’ouverture des commerces deux dimanches en décembre, sous la réserve d’un accord entre « partenaires sociaux ».

Dès le début la CGT avait dénoncé la brèche qui s’ouvrait ainsi. Par leur signature à un accord sans portée juridique les « partenaires sociaux » (CFDT, CGC, UNSA, PLEIN CENTRE, UNACOD, MEDEF, UPA, CGPME) ouvraient la voie pour que la mairie de Nantes accorde ces dérogations au repos dominical pour les salariés des commerces.

Le premier scandale est que très rapidement les syndicats non signataires, dont la CGT, ont été écartés du prétendu dialogue social.

Ensuite, la lecture des arrêtés municipaux finalement pris montre qu’il n’y avait pas de délimitation géographique, alors qu’il avait été annoncé dans les médias que ces ouvertures seraient limités aux centre villes.

Naturellement la galerie Nantes Beaulieu a souhaité s’engouffrer dans cette brèche béante ouverte il y a deux ans par la mairie de Nantes et les « partenaires sociaux » signataires du prétendu accord.

Nous avions annoncé que cela se produirait et nous devons constater aujourd’hui que les faits nous donnent raison.

Le second scandale est que maintenant les « partenaires sociaux » se sont entendus pour une ouverture le dimanche 24 décembre 2017, pour tous les commerces et les galeries commerciales.

C’est donc un nouveau recul qui est acté, en écartant certains syndicats dont le nôtre.

L’étrange conception du « dialogue social » qui prévaut depuis deux ans à Nantes perdure donc.

Le patronat sait qu’il faut y aller par petites touches, les « partenaires sociaux » et la mairie reculant au fur et à mesure.

Nous dénonçons ces dérogations croissantes au droit au repos dominical des salariés du commerce, qui ne font qu’accentuer la précarisation qu’on veut leur imposer, comme demain aux autres secteurs.

Notre syndicat dénonce ces méthodes de négociation en secret et le fait d’apprendre les informations par la presse.

Les « partenaires sociaux » signataires, ayant été abusés, pourraient enfin arrêter de signer des accords sans valeur et se joindre aux organisations syndicales qui veulent faire avancer les droits des salariés.















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