L’Union des Travailleurs n°428 - Septembre 2016

lundi 26 septembre 2016

“Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager” Georges Seguy

Cet été, la barbarie a de nouveau frappé notre pays. Les deux attentats terroristes, à Nice et à Saint-Etienne-de-Rouvray, ont immédiatement déclenché une surenchère médiatico-politique sur les questions sécuritaires ou identitaires, permettant ainsi à certains maires de surfer sur cette vague nauséabonde pour pondre des arrêtés liberticides sur des tenues de bain.

Dans ce contexte d’État d’urgence, prolongé jusqu’à janvier 2017, et celui de la campagne pour les élections présidentielles qui, pour le moment, relève surtout du débat d’égo et de dérives populistes, les questions sociales, pourtant première préoccupation des français, pourraient bien être mises sous le tapis.

Cette rentrée sociale va donc nécessiter, pour tout-e-s les militant-e-s, un engagement fort pour que nos sujets, ceux des salariés, retraités et privés d’emploi, soient au cœur des débats, notamment celui sur la réduction du temps de travail à 32 h hebdomadaire sans perte de salaire, pour permettre à toutes et tous de travailler, de travailler moins, de travailler mieux.

Après plus de 4 mois d’une mobilisation sociale tout à fait exceptionnelle, par sa durée et la solidité de son unité syndicale, le gouvernement a décidé de camper sur ses positions purement dogmatiques en imposant sa loi « travail » par l’utilisation, cet été, d’un 3ème 49.3. Cette loi aura donc été promulguée sans majorité parlementaire, contre l’avis des organisations syndicales et contre les français-e-s qui sont toujours 70 % à en demander le retrait.

Être devenue une loi de la République ne la rend pas moins illégitime et la CGT continuera à la combattre pied à pied, à la fois par la grève et les manifestations, mais également par les voies juridiques en engageant des recours pour violation par l’État français des conventions de l’Organisation Internationale du Travail.

La machine capitaliste poursuit donc son chemin dévastateur avec la complicité zélée du pouvoir politique en place… Il nous appartient de changer le cours des choses en engageant au plus vite toutes nos forces pour convaincre les salariés de ne pas se contenter de soutenir le mouvement social, mais bien d’en être les acteurs. Notre force, c’est notre nombre et notre capacité à enrayer la production des richesses captées par les actionnaires. Comme le disait notre ancien secrétaire général Georges Seguy, décédé cet été : « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager ». Seuls nous sommes à leur merci ; tou-te-s ensemble nous pouvons écrire les nouvelles pages de l’histoire du progrès social !

Fabrice DAVID




L’Union des Travailleurs n°428 - Septembre 2016














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