Retour sur la journée d’action du 15 septembre en Loire Atlantique

vendredi 16 septembre 2016

Loin du baroud d’honneur annoncé par la presse, la mobilisation a été réussie, les cortèges rassemblant d’ailleurs plus de monde que lors de la dernière journée du mois de juillet.

4 500 manifestant-es à Nantes, un bon millier à Saint Nazaire, la lutte est loin d’être enterrée, n’en déplaise à la presse... Les suites à donner à cette journée seront décidées rapidement.

Par ailleurs, la manifestation nantaise a une nouvelle fois subi des incidents de nature à mettre en danger les participant-es. L’attitude des forces de "l’ordre" et le dispositif d’encadrement policier posent question. Un communiqué spécifique est en cours d’élaboration.

La prise de parole de la CGT à Nantes le 15 septembre

La trêve estivale a été destructrice pour les droits et les libertés : les attentats terroristes ont permis au gouvernement de prolonger l’État d’urgence pour la 4ème fois. La démocratie est donc en état d’urgence perpétuel !

Pourtant l’état de droit et les libertés individuelles et collectives sont les garants de la démocratie. Envisager la défense de la démocratie sous le seul aspect sécuritaire est un moyen pour museler les contestations multiples qui s’expriment depuis des mois. La CGT est signataire du communiqué du collectif « Nous ne céderons pas », contre cet état d’exception qui devient la norme.

Le discours sécuritaire se double d’expressions politiques dites décomplexées qui visent à opposer les citoyens entre eux : le débat sur le burkini , qui méconnait l’esprit de la loi sur la laïcité, est une surenchère politique nauséabonde qui ne fait qu’encore mieux placer le FN sur l’échiquier politique et médiatique alors que , nous l’affirmons, les idées de l’extrême droite sont aux antipodes de l’intérêt des travailleurs.

Alors que notre société vit une crise économique et sociale terrible, les valeurs de solidarité, de paix et de fraternité selon ses origines ou convictions religieuses, doivent être réaffirmées plus que jamais pour faire reculer la barbarie et les inégalités :

C’est le sens de l’initiative des 22 et 23 octobre prochains à CHATEAUBRIANT , renouvelée depuis 75 ans par la CGT et les forces de progrès : la mémoire de nos camarades fusillés par les nazis parce qu’ils représentaient une oppositions aux obscurantismes, parce qu’ils tentaient de construire une société solidaire où l’argent ne dicte pas un avenir des peuples fait de précarité, de souffrance et d’inégalités, une société où la santé, le logement, la nourriture comme la culture sont les fondements d’un bien commun accessible à tous à travers des générations solidaires. C’est tout bonnement le programme du Conseil national de la résistance, mis en place après la guerre, et que le patronat et la finance entendent éradiquer.

Il y a une corrélation évidente entre le combat de nos anciens et celui que nous menons depuis 6 mois contre la loi travail, qui s’impose aux salariés et futurs salariés après une cohorte de reculs des droits : les réformes des conditions de retraites, la loi macron, qui institutionnalise encoure un peu plus le dumping social, la loi Rebsamen qui remet en cause les conditions d’un dialogue équilibré dans l’entreprise. Je m’arrête là : chaque semaine a eu son lot d’attaques contre les droits des salariés depuis 4 ans. Certains le disent : pire qu’avec sarko ! Sans le mouvement d’épaule et l’outrance verbale, mais avec méthode et cynisme pour détruire les conquis sociaux et faire grandir le fatalisme, et chercher des boucs émissaires parmi les réfugiés ou les travailleurs étrangers.

Rien n’est pourtant écrit : Il y a des résistances !

Pour les opposants que nous sommes à la loi travail en Loire atlantique, c’est près de 20 manifestations interprofessionnelles dont une à Paris, de nombreux jours de grève, une multitude d’actions, de blocage, de diffusions de tracts, d’organisation d’assemblées générales, de débats publics….

La rentrée sociale s’est d’ailleurs faite la semaine dernière ici à Nantes avec un meeting intersyndical regroupant les responsables nationaux de nos organisations.
Cette lutte est inédite par la durée du mouvement et par le maintien d’une opinion publique majoritairement défavorable à la loi ainsi que par la solidité de l’unité syndicale quasi-inédite, entre les organisations de salariés mais aussi avec les organisations de jeunesse

Ceci, malgré les communications gouvernementales et patronales qui n’ont pas hésité à user de caricatures et qualifier les militants de terroristes, de voyous, et à user d’une répression démesurée à des fins purement politiciennes.

Cette répression se manifeste encore avec des assignations contre des militants, des plaintes contre notre organisations, dans et hors de l’entreprises. Le gouvernement et le patronat veulent faire peur à ceux qui osent se lever contre leur volonté d’hégémonie, qui entendent contrer leur plan de dilapidation des droits pour leur plus grand profit.

Nous résisterons !

Qu’ils le sachent : ceux qui menacent nos camarades, verront toute notre organisation se lever contre eux. Quand on attaque un militant CGT, c’est l’affaire de toute la CGT ! C’est un principe auquel nous devons donner corps.

Le déni de démocratie de la part de ce gouvernement aux ordres du patronat, ne nous arrêtera pas à coup de 49-3. La loi travail a été promulguée le 8 août. Mais la bataille est loin d’être terminée. Cette loi est une incarnation du déni de démocratie : sociale car sans consultation des organisations syndicales et avec la majorité d’entre elles dans la rue, mais aussi parlementaire et citoyenne car 70 % contre. Cette loi représente un des plus graves reculs sociaux de ces dernières décennies dans ce pays.

Nous résisterons !

Dans la période pré-présidentielles dans laquelle nous sommes déjà entrés, l’ indépendance politique de la CGT ne nous empêchera pas d’apporter notre analyse sur des commentaires ou des programmes qui ne vont pas dans le sens de l’intérêt général et singulièrement celui des salariés, retraités et privés d’emploi : les questions sécuritaires, identitaires ou de compétitivité ne seront pas les sujets de campagne. Par nos mobilisations, imposons les questions sociales et les solutions pour sortir de la crise voulue par le capital.

Nous résisterons !

Les politiques d’austérité menées par ce gouvernement qui n’a de socialiste plus que le nom, sont totalement inefficaces économiquement mais juteuses pour le capital, et destructrices socialement.

Après la promulgation de la loi le mot d’ordre de l’intersyndicale est l’abrogation !
Dans le même temps, des attaques juridiques contre l’État Français vont être engagées pour violation des conventions internationales : l’Organisation International du Travail, le pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques sociaux et culturels (DESC) ont émis des critiques sévères contre la loi Travail.

Continuons à aller à la rencontre de salarié-es pour leur expliquer ce qui va bientôt les frapper de plein fouet : toutes nos mises en garde, depuis des années se révèlent malheureusement justifiées.

Alors Ensemble, résistons, Gagnons cet automne l’abrogation de cette loi !

Aujourd’hui c’est aussi la fête de la CGT de Loire atlantique organisée par les retraités au parc de la Bégraisière à st Herblain : camarades, nous vous y attendons nombreux pour ce moment militant et convivial qui s’inscrit dans la lutte pour un monde meilleur.

Vive les luttes des salarié-es, vive les résistances aux guerres économiques et sociales menées par le capital !















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