En grève reconductible et dans la rue les 17 et 19 mai

jeudi 19 mai 2016

La loi discutée à l’Assemblée est un recul pour tous les salariés du privé comme du public, employés, ouvriers ou cadres :

• C’est la possibilité d’un droit du travail par entreprise. Une inégalité de traitement selon l’endroit où on travaille : le temps de travail (modulation sur simple accord minoritaire), la rémunération des heures supplémentaires (5 fois moins majorées par simple accord), les conditions d’astreintes (payées seulement si intervention mais obligation de rester disponibles).

• C’est la fin du droit des salariés : le patronat considère les salariés comme des coûts alors que ce sont eux qui créent la richesse. Nous avons droit de regard sur les stratégies d’entreprises, sur les besoins de services publics. C’est aussi la quasi impossibilité de se défendre devant les prud’hommes pour faire valoir ses droits. On veut nous asservir : bosse et tais-toi !

• C’est la possibilité de réduire les rémunérations ou de licencier en cas de baisse d’activité, sans que cela soit indemnisé comme un licenciement économique. La part des salaires dans la valeur ajoutée se réduit sans cesse alors que les actionnaires s’engraissent et que l’évasion fiscale coûte 80 milliards au bas mot : c’est plus que tous les déficits sociaux. Les puissants pillent le bien commun et ils en veulent encore plus. Reprenons leur le pouvoir de décider de notre travail et vivre dignement.

Est-ce le monde du travail que nous voulons pour nos enfants, nos proches ?

Dans ces conditions, aucune démocratie ne peut réellement exister. La santé des salariés est menacée : les burn-out vont se multiplier, les suicides aussi !

Aujourd’hui le privé, demain la fonction publique

 : le plan patronal, c’est la fin de l’emploi public « sécurisé ».

Les politiques des gouvernements successifs vont dans ce sens. Une fois la loi travail passée, ils vont s’occuper du secteur public.

Le combat contre cette loi c’est l’affaire de tous, secteur public comme secteur privé, très petites entreprises comme grosses entreprises, dans le transport, le bâtiment, l’industrie, les services, le commerce...

La CGT vous pose la question clairement : êtes-vous prêts à accepter ce recul de civilisation, à croire qu’on pourra s’en tirer chacun de son côté, à accepter la fatalité ?

Êtes-vous prêts à plier devant le déni de démocratie (utilisation du 49-3) ?
Si non, on peut envisager la grève reconductible, le blocage de l’économie et des services pour gagner enfin et relever la tête ?

Certains sont prêts. Allons-y tous ensemble -

prochains RDV :

Le mardi 17 mai - 10 h 30 appel à la grève et à manifester

• Nantes • sud du pont Audibert (face Novotel, Tram 2/3)
• Saint-Nazaire • place de l’Amérique latine
• Ancenis • station Esso RD 723
• Châteaubriant • Lycée Guy Moquet

Le jeudi 19 mai appel à la grève et à participer à une manifestation départementale à Saint-Nazaire - 10h30 place de l’Amérique Latine















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