Campagne sur le coût du Capital : Mon salaire pour vivre, c’est Capital !

samedi 23 novembre 2013

La presse, la télévision, les patrons, le gouvernement
nous répètent à l’envi que « rémunérer le travail pénaliserait
la compétitivité des entreprises », que notre modèle social
est un handicap dans la guerre économique.

Ils nous assènent cette pseudo « vérité » alors que les indicateurs économiques montrent que nos entreprises souffrent d’un manque d’investissement, d’une trop forte rémunération des actionnaires,
et d’une consommation en déclin faute d’emplois et de salaires corrects.

C’est cette même pensée unique que les gouvernements et le patronat européens mettent en œuvre par tous les moyens dans le seul but de réduire ce qu’ils appellent le « coût du travail » : nos
salaires directs ou nos salaires socialisés, c’est-à-dire le financement de nos systèmes solidaires de protection sociale.

La crise a pu modifier, un temps seulement, la perception du rôle néfaste de la financiarisation de l’économie. Patronat, gouvernements
successifs et médias s’en sont servi pour tenter de masquer les responsabilités, pire, de les faire supporter aux peuples.

Ce qu’ils ne veulent pas reconnaître, c’est que le mode de croissance financier et libéral qui s’est imposé depuis trente ans nous a précipité
dans cette crise. C’est bien ce modèle économique qui privilégie la rémunération des actionnaires au détriment des salaires, de l’investissement, de la protection sociale et du bien commun qu’il faut
mettre en cause, en accordant une place nouvelle au travail, à l’environnement, aux biens publics et aux activités productives.

Le retour à une « économie réelle » présenté comme l’alternative à la « financiarisation », passe par la mise en cause de la logique de la
rentabilité financière et par la reconnaissance de ces priorités sociales.

De nombreux économistes reconnaissent désormais que l’austérité empêche la croissance et provoque la récession.

Non seulement elle est source de souffrances injustifiées, mais en plus elle est économiquement contre-productive.

Contre l’austérité, un changement de cap est nécessaire et nous le disons avec l’ensemble des syndicats européens.

Augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux est une nécessité pour relancer l’économie et l’emploi, pour financer nos retraites et la Sécurité sociale. La CGT réaffirme la nécessité d’une
décision politique pour la revalorisation significative du Smic et des salaires, dans le privé comme dans la fonction publique !

C’est pour toutes ces raisons, que la CGT lance un grand débat national sur le coût du capital, véritable cause des tragédies économiques, sociales et environnementales, qui fracture les sociétés et profite aux spéculateurs.

Elle met en débat ses propositions alternatives. Pour la CGT, les exigences des salariés, des privés d’emploi et des retraités doivent être prioritaires face à celles de la rente financière défendues par
le patronat et les financiers.

Thierry Lepaon
Secrétaire général
de la CGT

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