Accord "sécurisation emploi" : communiqué commun des Unions Départementales 44 CGT, FO, FSU, Solidaires et SEN

dimanche 17 février 2013

Les organisations syndicales CGT, CGT-­‐FO, FSU, Solidaires et SEN,
réunies le 1er février 2013, dénoncent avec détermination la régression que représenterait la transposition de l’accord dit « sécurisation de l’emploi » en projet de loi.

Les garde-­‐fous illusoires précisés dans cet accord pour limiter et
rendre plus chers les Contrats à Durée Déterminée ne concernent en
réalité qu’une infime partie : les
CDD de plus de trois mois ne sont pas concernés, pas plus que les contrats saisonniers, ni les contrats conclus pour une tâche précise ou
temporaire et le travail intérimaire.

La transposition de cet accord fragilise considérablement le Contrat à Durée Indéterminée dont la période d’essai a été largement étendue. Déjà, le patronat n’hésite pas à utiliser cette période d’essai comme des CDD.

Le salariat qui est déjà particulièrement frappé par la précarité, un turn-­‐over important, des conditions de travail difficiles subirait une
double peine si ces propositions voyaient le jour.

Les accords dérogatoires emploi/compétitivité voulus par Nicolas Sarkozy, par le Medef et entérinés le 11 janvier 2013, permettraient
aux employeurs de réduire nos salaires à peau de chagrin ou d’augmenter le temps de travail sous prétexte de préserver l’emploi.
Il s’agit d’imposer surtout de nouveaux sacrifices aux salarié(e)s.

La mobilité imposée en cas de restructuration du fait de l’éclatement des multinationales présentes sur l’ensemble du territoire français serait un moyen de licencier pour motif personnel de nombreux salarié(e)s qui refuseraient cette mobilité forcée et exonèrerait le patronat des règles relatives au licenciement économique
La neutralisation des compétences des juges dans les instances
judiciaires conformément aux vœux du Medef, dont c’était l’une des
premières préoccupations en cas de PSE est aussi inacceptable.

Un tel accord
signé
par
trois
organisations
syndicales
(CFDT,
CGC,
CFTC)
est
un
véritable
coup
de
poignard
dans
le
dos
des
salarié(e)s.

Avec
un
taux
de
chômage
qui
ne
cesse
de
progresser,
ces
propositions
n’inverseraient
pas
cette
courbe.
Bien
au
contraire.
Le
gouvernement
ne
doit
pas
transposer
cet
accord
en
projet
de
loi,
accord
représentant
une
régression
sociale
sans
précédent

qui
détruit
notre
Code
du
Travail.
Les
organisations
syndicales
CGT,
CGT-­‐FO,
FSU,
Solidaires
et
SEN
de
Loire-­‐Atlantique
exigent
du
gouvernement
et
des
parlementaires
le
rejet
de
cet
accord.
Le
« 
nouveau
modèle
économique
et
social
 »
que
cet
accord
veut
imposer
 :
c’est
le
règne
du
« 
gré
à
gré
 »,
la
destruction
des
socles
de
garanties
collectives,
comme
si
le
salarié
était
à
égalité
face
à
son
patron.
C’est
le
libéralisme
et
sa
loi
de
la
jungle !

Les organisations syndicales CGT, CGT-­‐FO, FSU, Solidaires et SEN de Loire-­‐Atlantique appellent à se mobiliser partout pour faire échec à cet accord.

Elles appellent, toutes les organisations qui s’y opposent à les rejoindre pour gagner une mobilisation massive.

jeudi 7 février 2013

Communique commun














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