CARREFOUR : Plan BOMPARD : La riposte CGT s’amplifie !

vendredi 2 février 2018

PREMIÈRES ANALYSES DU COLLECTIF CGT SUITES AUX ANNONCES DU PDG DU GROUPE CARREFOUR

Le collectif CGT Carrefour appelle l’ensemble des salariés du groupe à se mettre en action, durant la semaine du 5 au 10 février prochain avec un temps fort le 5 février 2018 sur l’hypermarché de Carrefour Montreuil (93514) en présence du secrétaire Général de la CGT, Philippe Martinez.

Pour rappel, la Cgt a été la première organisation syndicale a dénoncé le plan BOMPARD et a organisé un rassemblement devant le siège de Massy le 7 décembre 2017 et des actions les 22, 23 et 24 décembre 2017 sur 11 « points chauds » dans toute la France.

Nous n’avons pas attendu que le PDG annonce son plan pour feindre d’être surpris car nous savions que ce plan serait une véritable casse sociale.

La Cgt tient tout d’abord à dénoncer la « méthode Bompard » consistant à informer la Presse pour rassurer les actionnaires avant de tenir informer les salariés et leurs représentants syndicaux.

Après une première lecture attentive de ce « plan Bompard » qui n’est qu’un plan social déguisé, la CGT alerte l’ensemble des salariés du groupe sur les points suivants, qu’ils soient contenus dans le document de présentation disponible sur le site du Groupe ou volontairement dissimulés.

Plan BOMPARD :

  • - 2400 suppressions de postes (PDV) sur le siège en France (la CGT avait fait une estimation de 1500 suppressions de postes donc très en deçà de l’annonce faite aujourd’hui par le PDG) avec notamment la fermeture du siège de Boulogne.
  • - Réduction des couts de 2 milliards d’euros notamment par la politique d’achat/vente et une automatisation accrue des plateformes de préparation de commandes de la Supply Chain
  • - Réduction du parc des anciens « DIA » : séparation (par la revente à des repreneurs) de 273 magasins et si pas de repreneurs, ce sera des fermetures pures et simples.
  • - Cession de 500 millions d’euros d’actifs immobiliers dits « non stratégiques ».
  • - Réduction des surfaces hypermarchés de 100 000m2 notamment par la recherche de « partenariat » et d’adaptation de l’offre non alimentaire lorsqu’elle n’est pas « pertinente ».
  • - Développement du e-commerce et du drive.
  • - Passage d’hypermarchés à la location gérance lorsque ceci est « strictement nécessaire »
  • - Génération de « free cash flow » par la gestion active de son besoin en fonds de roulement et maintien de la politique de versement de dividendes aux actionnaires avec un taux de distribution compris entre 45 et 50% du résultats nets ajusté !

La CGT prend acte de ce communiqué du nouveau PDG. Elle y entrevoit la justification de l’inquiétude et de la colère des salariés du groupe qui s’est traduit dès le mois de décembre par un appel à la mobilisation contre ce que la CGT pressentait déjà être un véritable massacre social !

Les actions menées avec la CGT devant le siège social dès le 7 décembre ainsi que les actions conduites les 22 et 23 décembre dernier par les salariés ne sont que les amorces devant permettre d’opposer un rapport de force croissant à ce plan massif de suppressions de poste.

Ce plan social déguisé est destinée uniquement, comme cela est indiqué sur le « plan BOMPARD » en page 7 à dégager encore plus de dividendes et de « free cash-flow » (c’est-à-dire de liquidités disponibles) à l’attention des gros actionnaires.

En effet si le chiffre des 2400 suppressions de postes dans les sièges a été beaucoup mis en avant dans les médias, la CGT continue de dénoncer une bérézina sociale non-dite avec plusieurs milliers de postes supprimés dans un proche avenir.

Les annonces du plan BOMPARD et sa face cachée :
  • - Suppressions des 2400 postes dans les sièges !
  • - Suppression en cours de prêt de 1000 postes dans les stations-services et les « Pool Administratif Magasin » !
  • - Prêt de 800 premiers postes supprimés sur l’entité « hypermarchés » dès début 2018 par le biais de la location gérance !
  • - Accélération de la Location gérance et de la Franchise pour les Carrefour Market et les Carrefour City et Contact
  • - plus de 2000 postes sortis du groupe par la cession ou la fermeture des anciens DIA !
  • - Baisse continue des heures travaillées, non renouvellement des contrats, diminution constante des effectifs, dégradation des conditions de travail…
  • - Des menaces sur des centaines de postes EPCS et Culture notamment par la réduction des surfaces non alimentaires (suppression annoncée de plus de 100 000m2 potentiellement réalloués à des enseignes spécialisées ?)
  • - Des menaces sur des centaines de postes dans la supply chain par la réduction des couts de 2 milliards d’euros et le développement de l’automatisation des plateformes de préparation de commandes !
  • - Sans compter le plan de « départs volontaires » ayant récemment eu lieu dans la « Banque carrefour avec plus de 240 postes de supprimés !

Et en Loire Atlantique ?

Sans connaître le détail dans chaque enseigne Carrefour, au Carrefour de Saint Herblain, ce sont déjà 2 postes administratifs qui ne seront pas remplacés après un prochain départ en retraite, ce sont 5 postes en station services menacés,...















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