STX Saint Nazaire : Ficantieri ou Etat Français, quelles garanties pour les salariés ?

jeudi 27 juillet 2017

Communiqué de presse CGT Navale

Aujourd’hui un nouveau rebondissement dans la saga de la vente des Chantiers Navals de Saint Nazaire vient de survenir.

Le gouvernement Macron préempte les Chantiers face à l’État Italien.

Dans ce bras de fer entre 2 gouvernements libéraux, où chacun souhaite que ses actionnaires nationaux rachètent les entreprises de l’autre, l’État Français s’offre ainsi une image de défenseur de l’industrie et des salariés à bon prix.

Pour l’État Français, s’agit-il de défendre les salariés ou de protéger un site industriel stratégique, et certains intérêts liés à la construction militaire ?

Dans les précédentes négociations avec Fincantieri, aucune garantie sur l’emploi, les salaires ou le contenu social n’avait été obtenues.

De même Fincantieri ne s’était jamais engagé sur la proportion de recours aux contrats précaires (CDD, intérim, travail détaché).

Il faut tout de même noter que l’État Français, n’avait pas cherché non plus à inscrire ces garanties dans le pacte d’actionnaire, et nous avait à l’époque renvoyé au nouvel actionnaire. Et pourtant ces garanties sont indispensables aux salariés !

Il faut bien sûr protéger le site industriel, mais il faut surtout protéger tous les salariés du site des Chantiers.

Et au vu des mesures antisociales que le gouvernement Macron souhaite mettre en place (casse du Code du travail, mise en place des CDI de Chantier), on peut craindre qu’il n’y ait rien à attendre de la préemption sur le contenu social de l’entreprise.

La CGT aura envers l’État Français, comme envers tout futur actionnaire majoritaire des chantiers, les mêmes exigences en termes d’embauches, de salaires et de conditions sociales.

Préemption de l’État sur le chantier naval de Saint-Nazaire, une bonne nouvelle toute relative

Elle lève très provisoirement les craintes sur le transfert des compétences et des marchés vers les chantiers italiens mais pour combien de temps (B. Lemaire à Rome dès mardi pour continuer les tractations) ?

Par ailleurs, aucune garantie (au regard des différentes réformes régressives de Macron) que cette préemption permette d’améliorer les conditions sociales des milliers de salariés du site.

La CGT continuera d’exiger des embauches en CDI (importante charge de travail / carnet de commande plein pour 10 ans), la hausse des salaires, l’arrêt du dumping social orchestré par la direction depuis plus de 15 ans, l’investissement dans l’outil de production, le développement d’une véritable politique industrielle tournée vers la diversification et l’innovation.

Forte de sa récente victoire aux élections professionnelles, la CGT saura, avec les salariés, rappeler à l’État ses responsabilités.

Fabrice David, secrétaire UD CGT 44















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