14 mars manifestation nationale à Paris des Services d’Incendie de Secours (SDIS)

mardi 14 mars 2017

La Fédération CGT des Services publics apporte son soutien à la lutte des agents des Services d’Incendie et de Secours, qui appellent à la grève et à manifester à Paris le 14 mars dans une très large unité intersyndicale.

Les agents des SDIS seront en grève et en manifestation nationale à Paris :

  • Contre les politiques d’austérité, pour une sécurisation des ressources des I.S.
  • Pour une meilleure reconnaissance des agents des SIS.
  • Contre la baisse des effectifs dans les SIS.
  • Contre la précarisation des statuts des agents des SIS.
  • Pour de meilleures perspectives de carrière des agents des SIS.
  • Pour un véritable secours à personnes de qualité.
  • Pour la garantie d’une retraite décente pour tous les agents des SIS.
  • Pour la suppression de la sur-cotisation sur la prime de feu des sapeurs - pompiers.

Les syndicats CGT des SDIS engagés dans l’élaboration de cahiers revendicatifs professionnels et territoriaux ont notamment décidé, dans le cadre de la préparation de la grève :

  • De multiplier les demandes d’audience auprès des hiérarchies administratives locales ;
  • D’envoyer des motions aux préfets avec organisation de rassemblements devant les préfectures ;
  • De distribuer des tracts aux usagers du service public.

Les pompiers font corps

Les soldats du feu quittent les foyers d’incendie qui brûlent encore dans une dizaine de départements pour rallier Paris, le 14 mars, à l’occasion d’une manifestation nationale.
Les pompiers font corps

Contre l’austérité. C’est LE mot d’ordre de la journée. « Outre des revendications de la profession, nous portons aussi la défense du service public contre la disparité financière entre les territoires », précise Sébastien Delavoux, l’animateur du collectif CGT des agents des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Baisse des dépenses d’investissement (moins 18 % entre 2010 et 2015 selon la Direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises – DGSCGC), mutualisation dispendieuse, réduction des effectifs, gel des parts communales et intercommunales dans le financement des SDIS… Les raisons de la colère s’additionnent jusqu’à la lie et au conflit.

Fatigués mais ils gardent le feu sacré

Certains sont victorieux, comme en Haute-Garonne, où la lutte a couru entre octobre 2016 et février 2017 : « On a gagné sur tout, témoigne Christophe Brunet, le secrétaire de la CGT SDIS 31. Les revendications qui concernent nos métiers : 125 embauches pour remplacer les départs en retraite, une cinquantaine de créations de poste dont 12 cette année, la relance des carrières bloquées depuis dix ans, la réduction du temps de travail, la professionnalisation des volontaires… Celles, surtout, qui portent sur le service public avec un meilleur maillage territorial et une amélioration de la qualité du service en Haute-Garonne. Toutefois, si la signature du protocole le 2 mars marque l’arrêt du conflit, tout reste à faire. »

La manifestation du 14 mars, à Paris, sera l’occasion de le rappeler pour sept organisations syndicales professionnelles… moins une. Le président du syndicat national des sapeurs pompiers professionnels affilié à Force ouvrière a retiré sa signature de l’appel unitaire lancé par l’intersyndicale qui travaille depuis le 12 décembre 2016.

L’unité mais pas l’unanimité

« Alors que nous avons construit une unité historique, dans le seul intérêt des agents des SDIS, alors que la situation générale des sapeurs pompiers reste mauvaise, regrette Sébastien Delavoux. Tandis que les problèmes de la filière, que nous soulevons depuis des années, sont mis de côté et laissés pour compte depuis trop longtemps maintenant. » Austérité et refonte de la filière plombent en effet le moral des troupes qui affichent des taux de suicide plus élevés que la moyenne. Elles dégradent les conditions de travail et bloquent les déroulements de carrière alors que le volontariat, s’il comble le manque d’effectif, crée une concurrence hostile au progrès.

http://www.nvo.fr/0-0-4923-les-pompiers-font-corps

Les pompiers, comme la plupart des salariés des services publics, assistent à la dégradation simultanée de leurs conditions de travail, sous l’effet des politiques de rigueur, et des conditions de vie de ceux qu’ils aident.

Ils résistent année après année à la marchandisation de leurs activités, avec au coeur, l’envie de défendre le service public.

Altruisme, efficience, discrétions sont les maîtres mots des pompiers :

"je ne veux connaître ni ta philosophie, ni ta religion, ni ta tendance politique, peu m’importe que tu sois jeune ou vieux, riche ou pauvre, français ou étranger. Si je me permets de te demander quelle est ta peine, ce n’est pas par indiscrétion, mais bien pour mieux t’aider."

Article à retrouver dans le Monde Diplomatique de mars 2017, actuellement dans les kiosques.















Accueil du site |  Site réalisé par la Cgt et propulsé par SPIP.