Contrat de Chantier (CDIC), c’est encore plus de précarité !

vendredi 20 janvier 2017

Vendredi 20 janvier, la ministre du travail El Khomri devait venir à Saint-Nazaire pour rencontrer le Médef et les patrons de la sous-traitance de la Navale.

L’objectif de cette rencontre, finalement annulée au dernier moment, était la signature officielle d’un « pacte pour le développement de l’emploi et des compétences dans la construction navale en Loire-Atlantique », formule aussi hypocrite et trompeuse que l’était la « Loi Travail ».

En réalité, il s’agit tout simplement d’un pacte entre le gouvernement et le patronat pour imposer aux salariés encore plus de précarité, avec des droits encore plus réduits et avec la disparition des primes de fin de mission des intérimaires et CDD !

Voilà ce que favorise le ministère du Travail :

Malgré 10 ans de pleine charge aux Chantiers Navals de Saint-Nazaire, malgré les sommes énormes versées par l’État en subventions pour aider et inciter les patrons à embaucher, malgré des salaires toujours plus bas favorisés par l’État, les patrons de la Navale ne veulent pas embaucher avec des contrats et des salaires décents.

Face à cette attitude de grands délinquants, l’État refuse radicalement de leur imposer d’embaucher, et rejette même l’idée de leur faire rembourser les subventions et aides qu’ils ont empochées indûment, sans aucun bénéfice pour l’emploi.

Par contre l’État veut dorénavant autoriser la généralisation des Contrats de Chantiers (CDIC) dans la Navale, qui imposerait aux travailleurs :

  • Des contrats encore plus précaires,
  • sans droits à la mutuelle et à l’ancienneté,
  • avec des fins de contrat du jour au lendemain
  • sans paiement des 10 ou 6% de précarité.

Pour combattre et faire échec à cette nouvelle attaque contre leurs droits, les salariés, avec la CGT sauront se mobiliser !















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