Chantiers STX : exigeons que la direction rende les jours de congés gelés

samedi 1er octobre 2016

Depuis janvier 2014, avec l’accord compétitivité, la direction de STX gèle la moitié des jours ARTP que nous générons tous les jours par du temps de travail supplémentaire.

Malgré le chantage, la Direction n’a jamais obtenu l’assentiment de la majorité du personnel pour faire accepter cet « emprunt » sous la contrainte.

Les mobilisations par les débrayages dans tous les secteurs de l’entreprise et par la grève des salariés à l’atelier 180T durant le printemps 2013 avaient réussi à ajourner le projet d’accord de compétitivité qui se traduisait par un recul de la rémunération et une augmentation du temps de travail. Ce rejet du plan de compétitivité a été confirmé par le résultat des élections professionnelles d’octobre 2013 où les 2 organisations syndicales opposées à cet accord, CGT en tête, ont obtenu la majorité des scrutins des salariés de l’entreprise.

Au moment de dénoncer l’accord, la CGT s’est retrouvée seule. Car à défaut de convaincre les salariés de l’entreprise, la Direction a réussi à convaincre l’ensemble des organisations syndicales, à l’exception de la CGT, de mettre en place fin 2013, un accord de compétitivité.

Celui-ci avait comme principales répercussions pour les salariés, entre autres, de geler la moitié des jours ARTP sur une période minimum de 3 ans, de baisser d’une manière drastique l’ITDR qui concerne principalement les ouvriers effectuant des horaires d’équipes, la hausse du contingent des heures supplémentaires, et la suppression de la prime associée à la médaille du travail.

Depuis cette date, la Direction a accumulé une dette de bientôt 20 jours de travail qu’elle doit à chacun des salariés de l’entreprise pour les ouvriers et les techniciens et une quinzaine de jours pour les cadres.

Le chantage à la non prise de commande utilisé par la Direction il y a trois ans n’a pas dupé, à l’époque, les salariés. Les commandes signées depuis n’ont rien à voir avec le gel de ces jours, mais avec les besoins en hausse des armateurs qui doivent faire fabriquer leurs paquebots de très grosses tailles dans les quelques chantiers navals capables de le faire.

Plus encore qu’à l’époque, alors que la situation de l’entreprise dont le carnet de commandes est rempli pour des années, s’est beaucoup améliorée, l’heure est à la restitution sans délai de cette dette aux salariés.


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