Changement d’actionnariat pour le chantier naval de Saint Nazaire ?

mardi 30 août 2016

Communiqué de presse

Depuis plusieurs mois est évoqué le sujet d’une possible vente prochaine du chantier naval de Saint-Nazaire.

Les actifs de STX COREE, mis en liquidation judiciaire, sont entre les mains d’un juge chargé dans les plus brefs délais d’obtenir un maximum de liquidité pour les banques coréennes.

STX France dit ne pas être impacté par cette situation, sinon que la vente des parts coréennes amènerait un changement d’actionnaire dont personne aujourd’hui ne sait qui il pourrait être.

En tout cas, la direction qui est à peu de chose près la même équipe sous ALSTOM, AKER YARDS puis STX, ne laisse filtrer aucune information.

De la même façon, l’accord passé entre l’Etat et le groupe STX COREE, dont l’existence nous avait été révélée au moment de l’achat du Chantier, est toujours marqué par le « secret des affaires ».

Toute cette opacité en dit long sur cet ordre économique où Banques, États, capitalistes privés s’arrangent entre eux, sans aucun compte à rendre aux salariés concernés.

Contrairement à ce qui a été écrit dans un article de presse du mois de juillet dernier, la CGT NAVALE ne revendique pas la Nationalisation. L’État ne garantirait en rien l’emploi et le statut des salariés. Sans compter que ce gouvernement comme le précédent, a appuyé des mesures de régression sociale comme les accords compétitivités, la loi Travail, attaques contre les retraites, la sécurité sociale…

Nous continuons d’ailleurs à penser que les commandes engrangées récemment ne sont pas le fruit de ces « sacrifices » imposés aux salariés. La construction navale en Europe est tout simplement portée par une spéculation des armateurs sur une augmentation du nombre de croisiéristes, notamment en Asie.

Quant aux acquéreurs privés potentiels dont les noms sont cités dans la presse, ils peuvent avoir chacun leurs motivations : effet d’annonce, spéculation sur une future plus-value financière, pénétration d’un marché … ce qui est avéré par l’expérience, c’est que les salariés seront la dernière de leurs préoccupations.

Au regard du carnet de commande, la vraie question pour les salariés n’est donc pas tant le changement d’actionnariat que le changement de la politique de casse sociale qui est à l’œuvre toutes ces dernières années, avec la même constance quel que soit l’actionnaire.

Cela ne veut pas dire que nous ne regardons pas attentivement les évolutions à venir quant à la composition de l’actionnariat.

Mais nous réaffirmons d’autant plus vivement aujourd’hui la nécessité d’imposer de nouvelles embauches, de tirer vers le haut les conditions de travail, les salaires. Et cela ne pourra se faire que dans la construction collective d’un rapport de force avec les salariés…quel que soit l’actionnaire.

Saint Nazaire, le 30/08/2016















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