Exister, Agir, Gagner au féminin

dimanche 8 mars 2015

Si le XVIIIème a été celui des droits du genre masculin (Droits de l’Homme), le XXème celui de grandes émancipations avec l’aboutissement de certaines revendications féminines et une reconnaissance abstraite de l’égalité Femmes/Hommes, le XXIème devra être celui du triomphe de la parité par l’insertion partout des Femmes à des hauts niveaux de responsabilité.

Au siècle dernier cette lutte s’est concentrée dans le domaine du travail (« à travail égal, salaire égal », « statut de conjoint collaborateur pour les femmes d’artisans de commerçants », « sanction du harcèlement sexuel sur le lieu de travail »…….) et des droits civiques et sociaux (« droit de vote », « un enfant si je veux, quand je veux », « suppression de l’obéissance de la femme à son époux »…).

Au niveau international, une journée de la femme est désormais célébrée tous les ans dans de nombreux pays à travers le monde. On y reconnaît leurs luttes, leurs réalisations passées, et on y prépare l’avenir pour les futures générations de femmes.

En France, La CGT a toujours pris toute sa part dans cette bataille, ayant bien compris comme le disait Charles FOURIER philosophe français que « le degré d’émancipation féminine est la mesure du degré de l’émancipation générale ».
En mai 1973 à PARIS, elle dédiait sa Vème Conférence Nationale « aux femmes salariées » et dégageait des perspectives d’activités syndicales à l’intention des travailleuses, de plus en plus nombreuses sur le marché de l’emploi et très actives dans les luttes sociales. En 2007 notre confédération adoptait « la Charte égalité hommes/femmes », s’engageant à repenser dans nos structures le mode de fonctionnement pour que les femmes prennent toute leur place dans l’organisation, y compris au plus haut niveau de responsabilité.

Mais la lutte n’est pas encore gagnée !

Même dans la Fonction Publique, en dépit d’un certain nombre de mesures favorables à l’égalité professionnelle hommes-femmes et d’une forte féminisation, on note une persistance des inégalités, particulièrement dans les niveaux de rémunérations et l’accès des femmes aux emplois de direction. « Plus les responsabilités sont élevées, moins les femmes sont nombreuses ». Les femmes connaissent un déroulement de carrière beaucoup moins linéaire (interruptions, temps partiel) qui influe fortement sur le niveau de pension de leur retraite.

Malgré de nombreuses lois, malgré des décennies de combat, les femmes ne sont toujours pas les égales des hommes dans les faits. Effectivement, ici et ailleurs, les femmes doivent toujours se battre à tous les niveaux : travail, salaire, vie publique, vie privée, violences conjugales et/ou politiques, travail domestique, etc….

La MMF (Marche Mondiale des Femmes) nous le rappelle aussi tous les 5 ans. Pour 2015, la caravane des féministes partira du Kurdistan turc près de Kobané le 8 mars 2015.

Ce sera aussi l’occasion de lancer la marche à Paris avec un appel à manifester ce 8 mars, la CGT étant signataire de l’appel de la MMF.

La Marche Mondiale des Femmes passera par Nantes (et Notre Dame des Landes) en juin.

La CGT met en débat une série de 10 propositions :

1. Instaurer la mixité au travail et revaloriser financièrement les métiers à
prédominance féminine. Une partie des inégalités s’explique par le fait que
les femmes sont concentrées dans 12 familles de métiers dévalorisés financièrement et socialement. La CGT revendique la mixité au travail comme
dans la société. Une femme comme un homme doit pouvoir devenir
ingénieur-e, infirmier- e, caissier-e ou ouvrier-e. Les métiers à prédominance féminine (métiers du soin, de l’éducation, du tertiaire…) doivent être revalorisés financièrement parce qu’il n’est pas normal qu’une sage-femme gagne en moyenne 2100 €/mois, une institutrice 1900 €, contre 3 400 € pour un ingénieur alors qu’ils ont le même niveau de qualification.

2. Conditionner les 200 milliards d’aides publiques dont bénéficient chaque année les entreprises au respect de la loi en matière d’égalité professionnelle et à leurs pratiques de lutte contre la précarité et les temps partiels.

3. Limiter les temps partiels, qui sont à 80% exercés par des femmes, garantir un minimum de 24h par semaine, la majoration de la rémunération des heures supplémentaires, l’accès aux droits sociaux…

4. Instaurer une action de groupe contre les discriminations, pour permettre aux organisations syndicales d’aller en justice au nom de tous les salariés victimes d’une même discrimination et d’obtenir réparation.

5. Garantir une articulation vie privée/ vie professionnelle : encadrer les forfaits jours, limiter le travail en horaires décalés ou le dimanche, mieux partager les congés parentaux et augmenter considérablement les places en crèche et à l’école maternelle.

6. Former l’ensemble des personnels RH et des représentant-es du personnel sur l’égalité professionnelle.

7. Garantir l’égalité de retraite : droit à la retraite à 60 ans, augmentation des minima de pension et des mesures compensatoires.

8. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail et protéger les femmes victimes de violence.

9. Garantir une prise en compte des risques professionnels et de la pénibilité des métiers à prédominance féminine.

10. Renforcer la présence des femmes dans les institutions représentatives du personnel.

ET TOUTE L’ANNÉE, RESTONS MOBILISÉ(E)S

POUR FAIRE DE L’ÉGALITÉ UNE RÉALITÉ !

tract CGT 8 Mars 2015












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