la CGT de Loire Atlantique (44)
|
![]() |
Une forte mobilisation en Loire Atlantique pour ce premier mai 2026
samedi 2 mai 2026
|
8000 à Nantes, 900 à Saint Nazaire, 450 à Redon (Union locale à cheval sur 3 Unions départementales - 44 -35 et 56), 400 à Couëron, 200 à Ancenis et au moins autant à CGT Châteaubriant.
Une mobilisation de haut niveau dans le département, à un moment crucial où les conflits internationaux ont de dures conséquences pour les salarié.es, notamment avec la hausse des prix de l’énergie. Cette mobilisation marque aussi l’attachement au Premier Mai et à tout ce qu’il représente au moment où les libéraux tentent de revenir sur ce conquis social.
A noter qu’une fois encore, sur Nantes, un dispositif policier inapproprié à conduit à des tensions et quelques courtes échauffourées.
Et tout particulièrement, l’attaque inadmissible par les gendarmes mobiles du rassemblement place du Bouffay en début d’après midi des gens venus rendre hommage à notre camarade Oussama, figure des luttes sociales, décédé brutalement cette semaine. Il aura fallu l’intervention d’une députée, Ségolène Amiot, pour que l’hommage puisse se tenir dignement.
Bilan et discours à Saint Nazaire :
1er mai à Saint-Nazaire. Un peu moins de 1000 personnes à l’appel de l’intersyndicale CFDT - CGT - FO - FSU - Solidaires se sont donné rendez-vous place de l’Amérique Latine pour manifester vers le Parc Paysager et prolonger cette journée des travailleuses et des travailleurs avec un moment convivial et des échanges entre organisations syndicales, politiques, associations et collectifs de solidarités.
Un petit moment peinture pour rendre ses couleurs de tolérance à un banc du parc 🏳️🌈
Merci à toutes et à tous d’avoir fait de cette journée une réussite et un agréable moment revendicatif.
Chaque 1er mai, les travailleuses et travailleurs du monde entier descendent dans la rue pour rappeler une vérité simple : ce sont eux qui font tourner le monde.
Pourtant, depuis des années, ce principe fondamental est battu en brèche. La remise en cause du caractère férié et revendicatif du 1er mai, réduit par certains à la fête du travail ou à la fête du muguet, est le symbole d’une offensive plus profonde contre les droits des travailleur·euses.
Cette année encore, nous refusons d’en faire le deuil et nous dénonçons l’abus de pouvoir du 1er ministre Lecornu.
Ici nous ne sommes pas à Liévin, dans le Pas de Calais, où le nouveau maire élu RN tente d’interdire toutes manifestations du 1er mai ! Nous pouvons encore défiler, exprimer nos opinions.
Le 1er mai est un droit conquis de haute lutte, pas une fête folklorique. Il n’est pas né d’une décision gouvernementale bienveillante. Il est le fruit de luttes ouvrières acharnées, du sang versé à Chicago en 1886, à Fourmies en 1891, de générations de militant·es qui ont tout risqué pour arracher des droits fondamentaux : la journée de huit heures, les congés payés, la protection sociale.
Tenter de vider cette date de sa substance revendicative, de la réduire à un symbole floral sans aspérité politique, à la glorification du travail asservissant, c’est effacer la mémoire de ces luttes et ouvrir la voie à leur remise en cause.
Le travail mérite mieux que de l’attaquer sur un de ces symboles.
Il mérite des salaires et des pensions à la hauteur, pas des profits à sens unique, pas de capter les richesses qu’il produit pour la guerre ou pour les dividendes.
Pendant que les travailleurs voient leur pouvoir d’achat s’éroder sous le poids de l’inflation et des hausses du prix de l’énergie, du carburant, les actionnaires du CAC40 s’engraissent comme jamais. Cela n’est pas, cela n’a jamais été du ruissellement et nous assistons bien à une aspiration massive et accélérée des richesses vers les plus aisé·es : aides publiques généreuses et sans conditions, suppression de l’ISF, attaques contre l’assurance chômage, démantèlement des protections sociales. Le message est clair : les sacrifices sont pour les travailleur·euses, les profits pour les actionnaires.
Alors que des milliards sont débloqués pour financer le réarmement et les budgets militaires, au nom de la sécurité nationale, l’argent « manque » toujours pour augmenter les salaires des infirmier·es, des enseignant·es, des agent·es d’entretien, de tous ceux qui font tenir la société. Nous refusons cet accaparement des richesses qui va pousser des millions de personnes vieillissantes aux aléas des marchés financiers.
Une pension digne en bonne santé est la juste contrepartie d’une vie de labeur. Nous n’acceptons pas que l’argent public coule à flots vers l’industrie de guerre et les marchés boursiers, pendant que les services publics s’effondrent et que les ménages s’appauvrissent.
Perdre sa vie à la gagner est tout aussi révoltant. Cette vision archaïque du travail et son organisation mis en œuvre provoquent toujours de trop nombreux accidents du travail et arrêts maladie : la santé des travailleur·euses n’est pas une variable d’ajustement.
Dans notre pays, un accident du travail est déclaré toutes les quelques secondes. Des milliers de salarié·es perdent la vie chaque année par l’exercice direct ou indirect de leur métier. Ce sont aussi des retraité·es qui paient les conséquences de l’usure des corps au travail ou de leurs anciennes expositions à des produits dangereux. Derrière ces chiffres, ce sont des hommes et des femmes sacrifié·es sur l’autel de la productivité, de la cadence imposée, du manque de moyens humains et matériels.
Le mépris des conditions de sécurité n’est pas une fatalité : c’est souvent le résultat d’une logique de réduction des coûts qui place le profit avant la vie. Lorsqu’un·e travailleur·euse tombe malade ou s’épuise, c’est d’abord le signe d’un travail trop exigeant, de conditions dégradées, d’un management toxique ou d’une organisation défaillante, voire trop souvent tout cela à la fois !
Mais le gouvernement préfère encore une fois stigmatiser les malades jugé·es trop nombreux·euses alors que c’est la fraude fiscale qui nous prive de centaine de milliards d’euros. Ce gouvernement ne lutte pas contre la pauvreté, le chômage, ni les accidents du travail, il lutte contre les précaires et les victimes.
Inspirons-nous des luttes de ce 1er mai pour gagner les 8 heures et exigeons une politique ambitieuse de préservation de la santé au travail. Par la prévention des risques professionnels et organisationnel, le renforcement des inspections du travail, la revalorisation des indemnisations et l’arrêt des politiques de culpabilisation des malades.
Inspirons-nous des luttes gagnantes comme chez les travailleuses du nettoyage de GSF, les éducateurs·rices de rue de l’ADPS qui ont mené une grève de 100 jours.
Petite devinette : qui a dit : « L’Etat social, c’est l’Etat qui crée du travail, mais soyons plus précis : la seule politique sociale de l’État, c’est de créer du travail qui rapporte de l’argent… (Donc) le seul Etat réellement social, c’est l’État qui rend le travail rentable » Ces propos auraient pu être de Macron. En fait ils sont du chancelier allemand Von Papen en 1932.
Pour nos trois syndicats, nous nous alarmons des baisses drastiques voulues des moyens financiers et humains attribués aux services publics. Des votes locaux et nationaux soutenus par le Rassemblement National, qui n’a qu’un discours pseudo social mais pas les actes - il suffit d’observer ce qui se passe dans les communes où il y a des élu-es RN-, vont dans le sens contraire des principes des services publics : solidarité – cohésion sociale et territoriale dans l’intérêt général.
Nous voulons des services publics pour éduquer, enseigner, soigner, pas pour fliquer ni contrôler, sauf les riches !
La plateforme ANEF censée faciliter la vie des étranger-es qui souhaitent vivre et travailler en France en est un exemple.
Les personnes sans emploi fréquentent plus les bureaux de France Travail pour être contrôlées que pour être accompagnées.
Les quartiers se vident de Maisons de quartiers et d’espaces pour créer des liens qui sont perçus dangereux par certain-es élues.
Nous voulons des services publics pour protéger notre environnement. Les agent-es des Eaux et forêts en sous effectif ne peuvent plus nettoyer les espaces qui s’enflamment chaque année.
A Saint-Nazaire, la pollution est négligée par manque de moyens techniques et humains.
A l’hôpital, les services sont saturés et des lits fermés pas parce que nous allons bien (!) mais par manque de personnel.
L’état demande de faire des "efforts" aux usagères et usagers des services publics ainsi qu’aux agent-es en réduisant les effectifs et les centres alors que cet état accepte une hausse de 37 milliards d’euros pour le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure et va construire un énorme porte-avions dans les cales de nos chantiers.
La crise énergétique provoquée par la guerre en Iran ne saurait justifier une intensification du travail ou des gels de salaires. Au contraire, les profiteurs de guerre doivent payer, à commencer par l’état : non à l’essence à 2€/L, non à l’armement, oui à l’éducation et oui à une santé de proximité !
Et nous voulons des services publics partout sur l’immense territoire français et dans ses colonies. Combien de maternités disparaissent chaque année à la place de centres de rétention ? Combien de jeunes LGBTQIA+ sont abandonné-es car vivant trop loin de centres pouvant les aider ?
Est-ce que c’est cela que nous voulons ? Est-ce la « préférence nationale » revendiquée par le RN que nous voulons ?
Les services publics sont une richesse comme la Sécurité sociale qui a 80 ans cette année que l’état et les capitalistes veulent nous retirer.
Alors crions bien fort : NON !
En ce 1er mai, il est important que nous revendiquions un syndicalisme international.
En décembre 2025, 35 pays de tous les continents se sont réunis sur le thème du « Syndicalisme face au nationalisme autoritaire ».
La lutte solidaire internationaliste peut prendre de nombreuses formes. Les syndicats peuvent mener des boycotts économiques envers les régimes qui déclenchent des guerres et les entreprises collaborant avec un État commettant des crimes contre l’humanité ou des génocides. Nous saluons notamment la lutte des travailleur-euse-s italien-ne-s et leur grève générale à la fois contre le génocide à Gaza et le régime d’extrême-droite de Meloni. Nous appelons également les travailleur-euse-s des pays impérialistes à surveiller, dénoncer et bloquer tout type de collaboration, notamment toute fabrication et livraison de matériel de guerre à des pays agresseurs. Nous encourageons les travailleur-euse-s et populations du monde entier à tisser des liens avec la société civile et à amplifier les voix des syndicalistes des pays en guerre, ainsi que de tous les pays sous gouvernement autoritaire ou d’extrême-droite.
Ne laissons pas les principes capitalistes mettre en ordre de marche militaire notre jeunesse, notre société.
Marchons pour la paix.
Mobilisons-nous ce vendredi 8 mai à 11h00 place de l’Amérique Latine.
Dans le cadre de la montée du fascisme, le syndicalisme et la solidarité internationale sont une forme indispensable d’engagement et de résistance.
En Europe, les lois racistes se multiplient. Le Parlement européen a adopté ce 26 mars un texte, écrit par le Parti populaire européen (PPE) et les trois groupes d’extrême droite du Parlement, facilitant l’expulsion des sans-papiers.
C’est un texte supplémentaire quant aux mesures criminalisantes déjà existantes, comme les détentions en CRA (centre de rétention administrative) où les sans papiers sont enfermés pour des durées toujours plus importantes, sans préoccupation de la santé, des droits et de la dignité des personnes étrangères ».
Le 31 mars 2022, la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné pour la 9ème fois l’administration française (depuis 2012) pour l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention. Non, nous n’avons rien à envier des horreurs perpétuées par la ICE aux Etats Unis !
Et c’est aussi pourquoi, nous disons NON à la construction d’un CRA à Nantes !
En France toujours, sous couvert d’antisémitisme, la loi Yadan prévoit surtout de museler tout soutien à la cause palestinienne et pourrait empêcher le travail des journalistes et des chercheurs et chercheuses. OUI, il faut lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations. Mais pas en muselant la liberté d’expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou.
Les armes, la violence, la fameuse "insécurité" envahissent tous les discours. Il faut : armer sa police municipale, mettre des caméras dans les rues et diminuer ou voire supprimer les subventions aux associations... Et oui, attention les idées d’extrême droite se répandent à grands pas sans s’annoncer comme telles !
Nous, organisations syndicales, nous savons depuis bien longtemps que l’extrême-droite est l’ennemie des travailleurs et travailleuses et donc l’ennemie du féminisme et de toutes les luttes contre les discriminations xénophobes, de sexe, genre, handicap, etc.
Ce 8 mars, à St Nazaire, comme partout, nos OS féministes ont visibilisé les dangers du fascisme et des idées d’extrême droite. Le féminisme est indissociable des luttes contre toute forme de discriminations :
NON aux discours LGBTQIA+phobes,
NON aux discours validistes ! Ces sujets doivent continuer à être portés par nos OS pour que le monde du travail change, pour que les politiques changent.
OUI, à la marche des fiertés le 30/ 05 à St Nazaire !!
Dans le 44, la CGT, la FSU et Solidaires, avec le SAF (le syndicat des avocats de France) font partie de VISA : Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes et notre devoir est de défendre, de façon intransigeante, dans notre propagande et nos actions, la solidarité quels que soient son origine ou son statut, c’est ce qui gêne l’extrême-droite qui souhaite mettre la formation syndicale sous le joug de son contrôle idéologique. Le RN n’a pas changé.
Face à ces politiques discriminatoires et violentes, le syndicalisme est en première ligne et doit résister. Notre engagement dans la lutte contre le fascisme et l’extrême-droite doit être infaillible et va dans la logique de nos mandats de transformation sociale pour une société plus juste, du travailler moins pour travailler mieux et du partage du travail et des richesses produites !