la CGT de Loire Atlantique (44)
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Arrêt d’une ligne de production chez Arcelor Mittal Basse Indre
mardi 31 mars 2026
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La ligne d’étamage 1 de l’usine d’ArcelorMittal vient de s’arrêter. C’est avec une grande tristesse que nous constatons la dés-industrialisation de notre pays.
Le 31 mars 2026, le site d’Arcelor Mittal Basse Indre a vécu l’arrêt d’une partie de ses installations.
Depuis avril 2025, les salariés de Basse Indre vivent un PSE et sont sous la crainte des licenciements.
Ce sont 96 postes qui disparaissent dans cette usine bi-centenaire de 340 personnes.
L’état d’esprit n’est pas au beau fixe à Basse Indre, mi-octobre 2025, une partie des syndicats représentatifs d’Arcelor Mittal France, la CFDT et la CFE CGC ont valider le PSE proposer par la direction générale.
La CGT n’a de cesse de mobiliser et de faire respecter le droit des salariés, le 3 octobre nous étions plus de 300 personnes, salariés, retraités, familles, élus locaux et nationaux, devant l’usine pour dénoncer cette casse sociale et soutenir les salaries impactés.
Depuis début mars des salaries ont commencés à quitter le site et fin mars la majorité des départs auront lieu, c’est avec émotion que nous serons présent pour accompagner nos camarades.
Le 31 mars deux outils de production vont s’arrêter, imputant le site de Basse Indre d’une partie de ses atouts.
Le Recuit base, installation mise en service sur le site en 1975, et qui avait pour but de changer la structure de l’acier en modifiant ses propriétés verra sa production partir sur le site de Florange.
La ligne 1, mise en place dans le début des années 60 s’est arrêtée le 31 mars. Cette ligne d’étamage servait à revêtir la bande d’acier d’un revêtement d’étain pour protéger l’acier de l’oxydation, acier pour emballage que nous retrouvons dans les boites de conserves par exemple.
Des générations ont travaillé sur ces installations et c’est le cœur lourd que nous voyons aujourd’hui disparaitre une partie de nos outils.
En 1950 il y avait 3600 salaries sur le site de Basse Indre, demain nous serons 270.
Comme d’habitude, les salariés des ex forges de Basse Indre vont devoir s’adapter et reconstruire cet usine après le passage de ce PSE qui laissera énormément de séquelles d’un point de vue industriel et psychologique pour les métallos restant sur le site.
Cette usine qui pouvait produire plus de 400KT d’acier par ans dans les années 2000 a vu sa production descendre a 150KT aujourd’hui.
Après s’être gavé d’argent publique, Mittal met la pression à nos dirigeants européenne.
L’Europe doit le protéger par des taxes douanières ou il quittera l’Europe, ce conflit reste un problème de gros sous.
L’annonce de la construction d’une nouvelle méga usine intégrée en inde ne nous rassure pas non plus, Mr Mittal joue sans se soucier des salariés qui on fait ce qu’il est devenu, un riche industriel qui se partage le monde de l’acier avec 2 ou 3 camarades.
L’usine de Basse Indre appartient à Mr Mittal mais s’est nous qui la faisons vivre chaque jour,
C’est nos parents, nos grands-parents, nos arrières grands parents qui ont façonné le site de Basse Indre pendant plus de 200 ans.
Pour la CGT de Basse Indre le constat est amer, chaque jour nous avons notre lot de désillusion et nous passons notre temps à essayer de protéger nos camarades les plus vulnérables. La confiance a du mal à revenir et certains salariés en marge du PSE préfère quitter le site par peur de l’avenir.