la CGT de Loire Atlantique (44)
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ADPS : 48 jours après… toujours en grève… toujours rien !!!!
mardi 6 janvier 2026
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Les revendications restent toujours les mêmes :
• Le statut associatif ,
Les éducateur.rices de prévention spécialisée le savent, leur métier a été pensé par un statut associatif, un statut qui reconnait les spécificités des salairé.e.s en leur accordant des congés spécifiques, un statut d’indépendance qui permet de rester un garde-fou, de faire remonter aux pouvoirs public (qui le demandent !) les réelles difficultés du terrain, tout en protégeant les valeurs fondamentales de la prévention spécialisée : anonymat, libre adhésion, partenariat et non pérennisation des actions.
• La suspension d’une réforme inhumaine et injuste
La réforme telle que la direction a décidé de la mettre en œuvre à l’ADPS est particulièrement injuste et inhumaine. Elle prévoit de revenir sur des congés spécifiques accordés du fait de la difficulté reconnue d’un métier qui s’exerce dehors, auprès de jeunes vulnérables pour qui les solutions d’éclaircie sont de plus en plus dures à trouver (du fait de l’appauvrissement des solutions de droit commun), dans des conditions de travail difficiles (horaires atypiques et irrégulier, pas de possibilité de planification des horaires qui s’adaptent aux jeunes aux familles et au quartier d’intervention. Souvent les éducateur.rice.s de rue sont les seuls en lien avec les familles qui attendent une assistance familiale, avec des jeunes sans situation administrative, avec des jeunes qui lâchent tout si ce lien se défait.
• L’augmentation des salaires
Les éducateur.ice.s sont en demande d’une augmentation significative de salaire, ayant des salaires bien au deçà de leurs homologues du département (500euros net par mois en moins, ça compte) « à travail égal, salaire égal », il s’agit du même métier et du même diplôme, seules les modalités d’intervention varient.
• Le maintien des congés pour tenir, pour encaisser la violence symbolique subie par les jeunesses, les incessants changements de tâches, le stress de ne pas avoir de solution, pour être disponibles à tous, toujours, sans condition.
• Obtenir le droit à la vie syndicale : voici maintenant plusieurs années que les salarié.e.s réclament un local syndical, un droit !! Obtenir nos heures de délégations avait déjà été difficile, militer semble bien complexe à l’ADPS, cette demande n’est pas nouvelle, elle date de 2021 !!!!
• Obtenir les lignes directrices de gestion et ainsi savoir comment la direction pense la politique RH, et éviter des règles de fonctionnement au mérite et à la sanction.
• Obtenir des budgets pour maintenir nos actions avec les jeunes
Nous ne sommes pas dupes de l’appauvrissement des budgets alloués : les économies propres à l’ADPS, liées aux fonds versés par l’ancienne association de prévention spécialisée (APSFD), fondent comme neige au soleil.
C’est le fait d’un manque de budget global, le département est depuis 2 ans dans un maintien de budget là où il faudrait l’augmenter, sans quoi les ressources humaines (les plus couteuses en protection de l’enfance), qui augmentent de fait, impactent nécessairement les budgets alloués à l’accompagnement des jeunes (séjours, chantiers, ateliers, activités éducatives, animations).
• Plan de formation
Dernière trouvaille pour toujours plus de mépris, la directrice de l’ADPS, Madame Vernant ainsi qu’un chef de service, se voient accorder les formations qu’i.e.l demandent, au mépris des agents dont l’ancienneté en poste en plus grande et dont la formation de départ est moins reconnue. Un véritable scandale dans les temps qui courent.
A travers ces revendications, incroyablement raisonnables, nous réclamons donc encore et toujours une reconnaissance réelle de notre travail et de ses contraintes et bien évidemment un arrêt du mépris auquel nos responsables nous confrontent.
La grève perdure donc, malgré les 48 jours qui nous séparent de son début. Nos revendications sont légitimes. Et les citoyens à qui nous les expliquons nous soutiennent !!
Rien n’a avancé à ce jour, nous avons été reçus, mais la direction ne veut pas bouger, pas d’avancée sur les salaires, pas plus sur un moratoire de la proposition d’application de la réforme.
Une Assemblée Générale exceptionnelle à laquelle les organisations syndicales vont être conviées, sans qu’il nous ait été transmis sa date.
Plusieurs actions de prévues pour faire entendre nos voix, nous vous en tiendrons informé.e.s.
Vous pouvez nous suivre sur les réseaux
Vous pouvez également soutenir le mouvement via la pétition en ligne : https://c.org/FpNJV5XfJV