la CGT de Loire Atlantique (44)
Airbus en perte de portance sociale : conditions de travail, emploi et droits en décrochage
lundi 22 décembre 2025

La nouvelle classification issue de la convention collective marque la fin de l’ascenseur social, dérive que la CGT avait dénoncée lors des négociations de la Convention collective nationale et qui a motivé notre refus de signature.

Un principe fondamental guide l’action de la CGT : la régression sociale ne se négocie pas, elle se combat.

Aujourd’hui, les salarié·es en font l’amère expérience : pour évoluer professionnellement, il faut désormais changer d’emploi.

Plus grave encore, les partenaires sociaux signataires de cette convention collective viennent aujourd’hui se plaindre de son application. Une solution pourtant s’impose : assumer votre responsabilités et dénoncer votre signature.

Une organisation du travail en dysfonctionnement permanent.

Les heures supplémentaires structurelles en sont un témoignage manifeste : les salarié·es travaillent en permanence en mode « pompiers ».

Le manque d’embauches au statut Airbus, l’absence d’anticipation des montées en cadence, et l’intégration tardive des salarié·es sans formation préalable constituent autant d’indicateurs d’un désordre organisationnel profond.

La non-reconnaissance du rôle des tuteur·rices marque également l’abandon progressif de la filière d’excellence que nous avions su construire collectivement.

La CGT s’interroge : les objectifs financiers à court terme n’ont-ils pas pris le pas sur la vision industrielle de long terme, pourtant indispensable à une production sereine, maîtrisée et saine ?

La CGT alerte sur les conséquences d’une telle désorganisation pour la qualité de nos avions. Nous ne pouvons rester aveugles face aux déboires récents de l’A320. Il est urgent d’agir.

La CGT Airbus Atlantic alerte de nouveau la direction sur la politique d’intimidation qu’elle met en œuvre concernant les accidents du travail et l’absentéisme.

Depuis plusieurs années, rien ne change : une logique répressive et dissuasive continue de s’exercer à l’encontre des salarié·es victimes d’un accident du travail ou placé·es en arrêt maladie.

Nous rappelons par ailleurs que l’entreprise a fixé des objectifs de baisse du FR1 et de l’absentéisme. Ces objectifs font l’objet de véritables « challenges » au sein des équipes managériales, avec pour conséquence directe une pression accrue sur les salarié·es afin d’atteindre des résultats chiffrés.

Pour la CGT, cette méthode s’apparente à une directive implicite de la direction. Une telle pratique ne pourrait elle pas être qualifiée de harcèlement institutionnalisé ?

La CGT Airbus Atlantic votera contre la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi.