la CGT de Loire Atlantique (44)
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AESH : en grève le 9 juin 2026. Pour un vrai statut, un salaire digne !
mardi 9 juin 2026
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Rassemblement à partir de 11h30 place royale à Nantes avec tractage et die in.
A partir de 13h00 AG sur place avec prise de parole d’AED et d’AESH et discussion sur les perceptives de mobilisations à la rentrée.
Tout·es concerné·es auprès de nos collègues précaires qui sont indispensables pour le fonctionnement du service public d’Éducation.
Le ministère communique sur l’ouverture de la discussion sur la « fonctionnarisation » des AESH. Derrière ce faux semblant se cache en réalité la création de « nouveaux métiers ». Les AESH seront coordonnateur∙trices PAS avec la responsabilité de la gestion des collègues, des AESH référent∙es avec de nouvelles missions et enfin des agent∙es d’accessibilité recruté∙es par concours à bac+3.
Ce n’est donc absolument pas un plan de fonctionnarisation. Quelques AESH (entre 10 et 20 %) seront trié∙es sur le volet pour assurer de nouveaux métiers. Ce scénario emprunt de mensonge est inadmissible !
Une profession déterminée mais un ministère qui reste sourd
Mardi 2 juin 2026, les Assistant∙es d’Éducation étaient appelé·es à la grève par une large intersyndicale nationale. De l’aveu même du ministère, ce sont près d’un quart de ces personnels qui ont cessé le travail, avec un grand nombre de vies scolaires totalement fermées. La CGT Éduc’action salue la détermination de ces personnels précaires en cette période difficile de renouvellement de contrats.
Malgré ce haut niveau de mobilisation, le mépris institutionnel persiste. Hier, lors du rassemblement régional parisien, le ministère a refusé de recevoir la délégation intersyndicale et les nombreuses audiences académiques n’ont obtenu aucune réponse concrète de la part des autorités.
Depuis plus de 2 ans, la CGT Éduc’action s’est mobilisée aux côtés des AEd lors de plusieurs appels à la grève. Ces nombreuses et conséquentes mobilisations, au cours de cette période, ont permis d’obtenir une clarification des missions des AED et des grilles d’évolution salariale dans une bonne partie des académies. Nous assistons donc, pour l’une des catégories les plus précaires de l’Éducation nationale, à un accroissement des inégalités de traitement entre académies. Le ministère doit d’urgence prendre ses responsabilités et décider d’une grille de salaire nationale au lieu de laisser cette décision au bon vouloir de chaque recteur·rice.
Les AED ne sont ni des « surveillant∙es » ni des « pion·nes », mais bien une profession essentielle dans nos établissements scolaires. Le combat pour la reconnaissance de leur métier par un statut de fonctionnaire de catégorie B, la sécurisation de leurs conditions d’emploi, le respect de leurs missions et des améliorations salariales reste indispensable pour obtenir satisfaction et reconnaissance. Il rejoint celui pour gagner des recrutements massifs et l’augmentation du nombre de postes pour un meilleur encadrement et des moyens de remplacement.
La CGT Éduc’action est et reste aux côtés de nos collègues et camarades AED et continuera de construire le rapport de force pour gagner les revendications des personnels.