la CGT de Loire Atlantique (44)
ADPS44 : après 79 jours de grève, les élu.es du conseil départemental et des communes* veulent-ils réellement une fin de conflit ???
jeudi 5 février 2026

Alors qu’il a fallu deux mois de grève pour simplement ouvrir des négociations, les élu.es, employeurs du groupement d’intérêt public continuent à jouer la montre et éviter toute négociation réelle et sérieuse. Ainsi ce mardi 3 février, ils décident de suspendre unilatéralement les négociations au prétexte d’une simple action revendicative des grévistes.

Pire, ce vendredi 30 janvier, avant même d’entamer les négociations, les délégué.es syndicaux de SUD et de la CGT reçoivent un courrier menaçant, visant à intimider voire bâillonner les salarié.es en lutte et leurs représentant.es. Dans le même temps d’autres courriers sous motifs divers sont envoyés à plusieurs salarié.es grévistes.

Non seulement ces courriers ne parviendront pas à leurs fins, mais ils marquent un mépris inacceptable des salarié.es en lutte et une volonté de nuisance inacceptable contre les libertés syndicales.

Il est fort regrettable que des élu.es, et ce d’autant plus lorsqu’ils se réclament d’appartenir aux forces progressistes, utilisent ce levier alors même que les attaques contre les libertés syndicales se multiplient.

Nous le rappelons fermement, seule la négociation pourra aboutir à une fin de conflit.

Nous appelons à nouveau solennellement le président du Conseil Départemental, Michel Ménard, dont on attend toujours la réponse au courrier de la secrétaire confédérale CGT Sophie Binet*, les Maires des communes de Nantes, Orvault, Rezé, St Herblain, ST Nazaire et leur majorité municipale, à revenir à la raison et à assumer enfin leurs responsabilités dans ce conflit. Ce sont elles et eux qui ont les clefs pour y mettre fin et être en cohérence avec leurs priorités affichées vis-à-vis de la prévention spécialisée et le soutien aux populations des quartiers d’habitations visées par ce dispositif.

La campagne électorale ne peut les dédouaner de leurs responsabilités directes.

Comme depuis le début du conflit, nos organisations réaffirment leur volonté de trouver une issue respectueuse des intérêts des salarié.es et des publics. Nous réaffirmons notre soutien aux grévistes toujours déterminés après 79 jours de lutte.

A Nantes le 5 février 2026.

*Nantes, Orvault, Rezé, St Herblain, St Nazaire