la CGT de Loire Atlantique (44)
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Communiqué de soutien à Sophie Binet et aux militant.es ciblé.es
samedi 13 décembre 2025
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Ce jeudi 11 décembre 2025, la juge du tribunal correctionnel de Nantes a suivi à la lettre les réquisitions du procureur et a condamné deux de nos camarades de Cordemais à 24 mois de prison avec sursis et 3 ans d’inéligibilité.
Ils mènent une lutte exemplaire depuis plus de 10 ans pour non seulement sauver les emplois de la centrale, mais également le projet de transformer leur outil de travail et être à la hauteur de l’urgence sociale et écologique. Que des travailleurs se réapproprient leur outil de travail, c’est tout ce que déteste le système capitaliste aujourd’hui. C’est pourtant la seule méthode possible et à étendre partout, face aux plans de licenciements massifs en France alors que les dividendes continuent de battre des records pour les actionnaires, et face à un système qui a tué en 2024, 1297 femmes et hommes au travail (chiffre incomplet puisque ne concernant que les salarié.es du privé liés au régime général), soit près de 4 morts par jour.
L’Union Départementale des syndicats CGT de Loire Atlantique est aux côté de nos camarades de Cordemais, comme aux côtés de Sophie Binet mise en examen et aux côtés de tou.te.s les militant.es qui se battent pacifiquement pour plus de justice sociale et pour une société plus solidaire.
Nous affirmons que ceux qui pratiquent l’évasion fiscale, qui licencient après avoir touché de l’argent public, qui versent des dividendes en fermant les usines, tels des « rats qui quittent le navire », devraient rendre des comptes à la justice.
Enfin, nous condamnons fermement les stratégies d’intimidation à l’encontre des syndicats. Elles sont graves et ne sont pas isolées : menaces, plaintes, sanctions disciplinaires et procédures judiciaires pour des motifs divers.
En 2023, plus de 400 militantes et militants CGT étaient poursuivis devant les tribunaux pour avoir mené des actions de lutte notamment contre la réforme des retraites. Ils étaient en 2024, plus de 1000 en procédure judiciaire. Et l’année 2025 confirme cette dynamique répressive. Comme nous condamnons toutes celles et ceux, coupables de violences concrètes en votant des budgets au parlement qui vont encore accroitre les difficultés à l’hôpital public par exemple, ou à l’instar de Mme Morançais Présidente de la région des pays de la Loire, responsable d’un plan de casse massive dans la culture et le milieu associatif, qui tente d’instrumentaliser la justice en déposant plainte et vise à criminaliser la colère légitime des salariés du port autonome de Nantes Saint-Nazaire.