samedi 11 avril 2026

Pour la CGT, les accidents et morts au travail ne sont pas une fatalité

mercredi 25 mars 2026

Les accidents et morts au travail sont l’expression la plus tragique de l’exploitation capitaliste.

Malgré les 1297 morts au travail en 2024 (chiffres partiels et sous-estimés) aucune politique réelle et sérieuse n’est prise.

Notre interpellation du procureur de la république le 26 janvier dernier sur les 161 procès-verbaux dressés et 27 signalements adressés par les services de l’inspection du travail suite à des accidents du travail graves ou mortels depuis 2014 sans suites connues, est également restée sans suite jusqu’à présent.

La CGT ne saurait tolérer une absence de réponse sur cette question, qui marquerait une validation de l’impunité patronale comme un mépris des victimes par le parquet sur cette question.

Voir notre précédente communication https://lacgt44.fr/spip.php?article4288

Et l’UD CGT 44 a organisé une conférence de presse le 24 mars 2026 :

https://hitwest.ouest-france.fr/accidents-du-travail-la-cgt-en-appelle-a-l-etat-et-a-la-justice

Le nombre d’accidents mortels du travail est en hausse, depuis plusieurs années, en France (764 en 2024, contre 738 en 2022, 645 en 2021), et le nombre total d’accidents du travail reste élevé (près de 550 000 en 2024), même s’il tend à baisser sur les 10 dernières années.

Des chiffres déjà élevés, mais sous-estimés, dénonce la CGT, en s’appuyant sur des enquêtes de la Sécurité sociale. Les accidents du travail seraient en réalité deux fois plus nombreux.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/dapres-la-securite-sociale-le-nombre-des-accidents-graves-au-travail-est-largement-sous-estime-alerte-la-cgt-258c0a42-278d-11f1-97c2-97e16ef66fd6

"Une situation qui a conduit la centrale syndicale cégétiste à interpeller le procureur de la République de Nantes le 26 janvier 2026 "sur les 161 procès-verbaux et les 27 signalements adressés par l’Inspection du travail après des accidents du travail graves ou mortels depuis 2014", informe Ronan Lherbier. "Le parquet de Nantes les a classés sans suites, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas instruits", déplore-t-il. "En plus du manque d’intention patronale, il y a un manque d’intention pénale. Une impunité inacceptable !". À la clef, "très peu de condamnations prononcées" à l’encontre des dirigeants des entreprises. "Depuis 2008, le temps long de l’instruction", souligne Eric Bégo, secrétaire de l’USCBA (Union syndicale de la Construction, Bois et Ameublement) "sur les 163 procédures lancées pour des accidents mortels, 48 ont fait l’objet d’une condamnation et 89 sont en cours, 19 classées sans suites, 5 relaxes et 2 abandons par le tribunal". Les secteurs les plus dangereux sont, sans surprise, le BTP où l’on dénombre, en France, "350 morts par an, un par jour !", dénonce Kamel Boudjema, délégué syndical central à la Soprema. "Après il y a le transport et l’agroalimentaire. Ces accidents se produisent au travail, pendant le trajet ou en maladie professionnelle".














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